Villeneuve-sur-Lot: Le socialiste Jérôme Cahuzac gifle un jeune de vingt ans et assume

TENSION Il venait de lui manquer de respect...

J. R.

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Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a estimé dimanche que la principale "menace" qui pesait sur l'enquête du juge van Ruymbeke dans l'affaire Karachi résidait dans un appel du parquet de Paris du 7 octobre dernier.
Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a estimé dimanche que la principale "menace" qui pesait sur l'enquête du juge van Ruymbeke dans l'affaire Karachi résidait dans un appel du parquet de Paris du 7 octobre dernier. — Fred Dufour afp.com

Trois mois après les violents heurts qui avaient secoué Villeneuve-sur-Lot (47), la tension regagne du terrain entre les jeunes de la ville et les habitants. Vendredi après-midi, l’élu de la ville, le socialiste Jérome Cahuzac, appelé pour calmer les jeunes qui créent des «désordres de manière répétée dans la ville», en a calmé l'un d'eux «plus énergiquement», selon ses propres termes.

Contacté par 20minutes.fr, Jérôme Cahuzac a expliqué avoir asséné deux claques à un jeune d’une vingtaine d’années après que ce dernier l'a tutoyé et lui a manqué de respect. Et pas immédiatement.

Revenu à la charge

Alors que Jérôme Cahuzac discutait calmement avec l'un des groupes, un jeune plus âgé a commencé à l'agresser verbalement. «Je lui ai dit d'arrêter et que je voulais bien discuter avec lui mais après avoir terminé avec le groupe», explique le député-maire. 

Quelques secondes plus tard, le jeune homme est revenu à la charge, cette fois-ci plus violemment. L'élu a ainsi «été obligé de le repousser» plus fermement. Ce n'est qu'à la troisième agression, plus «menaçante» que Jérôme Cahuzac a décoché les deux gifles. Un geste qui a eu pour effet de calmer instantanément le jeune homme qui a immédiatement «tourné les talons». 

Le ras-le-bol des commerçants

L’incident est intervenu après une grogne des commerçants du quartier, explique Sud-Ouest. Les commerçants du centre-ville, «continuellement insultés par ces jeunes en bandes », ont appelé les policiers municipaux et Jérôme Cahuzac à agir.

Des mesures qui pourraient prendre du temps compte-tenu des moyens insuffisants en terme d’effectifs de la police, rappelle Sud-Ouest.

Le geste de Jérôme Cahuzac a lui été approuvé par de nombreux citoyens.