L'Elysée victime d'une tentative d'escroquerie portant sur 2 millions d'euros

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Des escrocs ont tenté de soutirer deux millions d'euros à l'Elysée, après s'être procuré le numéro de compte bancaire de l'Elysée et s'être fait passer pour des personnels de son service financier, a-t-on appris mardi auprès de la présidence.

L'Elysée a ainsi confirmé à l'AFP une information du Canard enchaîné à paraître mercredi.

Selon Christian Frémont, directeur de cabinet du président Nicolas Sarkozy, "une bande organisée a réussi à se procurer le numéro de compte bancaire de l'Elysée ainsi que l'organigramme de son service financier".

"Il y a une quinzaine de jours, l'un des escrocs a alors téléphoné à la banque de l'Elysée, et, se faisant passer pour responsable du service financier, lui a demandé de virer un chèque de deux millions d'euros sur un compte à l'étranger", qui s'est finalement révélé être "en Chine", a également dit M. Frémont.

Intrigué, le banquier a téléphoné pour vérification à l'Elysée, faisant ainsi échouer la tentative d'escroquerie.

Une enquête policière a été ouverte. Selon M. Frémont, il s'agit d'escrocs français établis à l'étranger qui n'en étaient pas à leur premier coup d'essai. "Ils ont essayé de faire le coup à plusieurs entreprises et parfois, cela a marché", a-t-il ajouté.

Selon le Canard enchaîné, l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) est tombée dans le piège, se faisant délester de 998.000 euros, suite à un faux ordre de virement sur un compte en Chine.

Le directeur général de l'Agence nationale pour les chèques-vacances, Philippe Kaspi, a assuré mercredi à l'AFP que l'ANCV n'avait subi "aucun préjudice" dans une affaire d'escroquerie qui a coûté près d'un million d'euros à sa banque.

"C'est la banque de l'ANCV, la CDC, qui a reçu la demande de virement. Le compte de l'ANCV ayant été débité à tort, le montant correspondant a été immédiatement remis sur le compte, ce qui fait que l'ANCV n'a subi aucun préjudice", a déclaré à l'AFP M. Kaspi.

Selon le Canard Enchaîné, les malfaiteurs qui ont essayé sans succès d'escroquer l'Elysée de 2 millions d'euros, ont réussi à soulager de 990.000 euros le compte de l'ANCV, via un faux ordre de virement en Chine, exécuté par sa banque, la Caisse des dépôts et consignations.