Prime: Nicolas Sarkozy revient au thème du pouvoir d'achat

POLITIQUE Le chef de l'Etat était ce mardi en visite dans les Ardennes, quatre ans et demi après un discours où il s'adressait à «la France qui souffre»...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le président de la République Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l'Assemblée des maires des Ardennes, à Renwez, le 19 avril 2011.
Le président de la République Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l'Assemblée des maires des Ardennes, à Renwez, le 19 avril 2011. — AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

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Parler du travail, de la redistribution des richesses et de la crise. Nicolas Sarkozy a balayé ces sujets ce mardi lors d’un discours à l’Assemblée des maires des Ardennes, le Président étant en visite dans ce département pour la matinée.

Près de cinq ans après un important discours de campagne, où il évoquait son slogan de «Travailler plus pour gagner plus», Nicolas Sarkozy a insisté sur les sujets économiques.

Prime pour les salariés

Lors de son intervention, le président de la République est revenu sur la prime pour les salariés que le gouvernement souhaite voir votée en juin, indiquant qu’il ne «céderait pas» sur ce projet. Il a notamment déclaré que «le partage de la valeur, j'y tiens parce que c'est une question de justice»

Le chef de l’Etat a précisé que cette prime sera exonérée de charges sociales pour les petites entreprises. Pour les grandes entreprises, cette prime sera conditionnée à une «forte augmentation des dividendes» versés aux actionnaires, et fera l’objet d’une négociation entre patronat et syndicats. 

Le montant de la prime n'a pas été évoqué mais le ministre du Budget François Baroin a dressé ces derniers jours un montant de 1.000 euros. Les modalités relatives à l'octroi de ces primes seront annoncées «d'ici quelques jours», a souligné le chef de l’Etat. 

Coup de boutoir aux 35 heures

Revenant longuement sur la crise économique et financière mondiale, et déclarant que «le budget de la France est en déficit depuis 35 ans», le chef de l’Etat a rappelé le besoin «de faire des efforts pour s’adapter en France», car il faut «changer pour demeurer les mêmes». D’où le besoin de «travailler davantage», une formule qui fait écho au slogan de sa campagne présidentielle de 2007: «Travailler plus pour gagner plus». 

Le président de la République a de nouveau critiqué les 35 heures, insistant sur le fait que «les pays comme la Chine, le Brésil, veulent leur part du gâteau». Il a notamment déclaré que ce n’est pas la quantité d’heures qui compte dans l’entreprise, mais la qualité du travail. D’où la nécessité, pour le chef de l’Etat, «de travailler plus longtemps pour payer les retraites», mais aussi de «diminuer l’emploi public».