Après l'émission de Borloo, Morin justifie sa présence sur le plateau

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Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, concurrent de Jean-Louis Borloo à la candidature centriste à la présidentielle, a été contraint de justifier vendredi sur son blog sa présence la veille sur le plateau de France 2 au côté du patron des radicaux.

"Vous avez été nombreux à m’interroger quant à ma présence sur le plateau de "A vous de juger" hier soir", écrit l'ancien ministre de la Défense.

"Ma présence était l’expression de la démarche que nous voulons mener avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis, Jean-Marie Bockel, et plus largement tous ceux qui se reconnaissent dans notre ambition centriste de proposer une alternative aux Français en 2012", explique-t-il.

"Je suis toujours aussi déterminé à porter cette alternative en 2012. Mais cette détermination n’empêche pas d’être intelligent, et de jouer collectif", fait-il valoir.

"Je souhaite que nos ambitions individuelles soient au service du collectif et on peut s’inspirer du comportement des autres partis pour éviter de les reproduire", justifie-t-il.

"Cette dynamique me renforce dans ma démarche", affirme M. Morin, en expliquant qu'il continuera le tour de France qu'il a entrepris "pour mieux comprendre (les) attentes (des Français) et construire le projet de société de la reconnaissance" qu'il présentera dans un livre à paraître en mai.

Jeudi soir, sur le plateau de l'émission "à vous de juger" sur France 2, Jean-Louis Borloo a fait un pas en direction de sa candidature à la présidentielle pour représenter les centristes de la majorité, réunis dans une confédération.

A l'interpellation d'un journaliste: "vous êtes le candidat naturel de cette nouvelle alliance?", Jean-Louis Borloo a hésité, levant les yeux au ciel, avant de se lancer: "Oh, je crois pouvoir dire pour l'instant que c'est à peu près le cas".

"Mais, cela peut changer", a-t-il aussitôt nuancé en se tournant vers Hervé Morin, présent dans la salle: "Hervé, qu'est-ce-que tu en penses?" (rires d'Hervé Morin et de son porte-parole Jean-Marie Cavada).

Conclusion du journaliste à l'adresse de Jean-Louis Borloo: "vos amis ne se sont pas levés et ne sont pas partis lorsque vous avez dit cela".