UMP: Ces centristes qui ne prendront pas le parti de Borloo

POLITIQUE Cependant, certains n'excluent pas de quitter à leur tour l'UMP lors de la prochaine législature...

B.D. avec Reuters

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Jean-Louis Borloo lors de l'émission «A vous de juger», sur France 2, le 7 avril 2011.
Jean-Louis Borloo lors de l'émission «A vous de juger», sur France 2, le 7 avril 2011. — AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

Ils ne sont pas tous prêts à sauter le pas. Plusieurs députés centristes de l'UMP ont réaffirmé ce vendredi leur volonté de rester au sein du parti présidentiel, que Jean-Louis Borloo a décidé de quitter. Ils comptent ainsi continuer d’y faire vivre leurs «valeurs à l'intérieur de la grande famille politique».

Le président du Parti radical a annoncé jeudi soir sur France 2 que sa formation se séparait de l'UMP et qu'il se tenait prêt pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012. Les députés Pierre Méhaignerie, Marc-Philippe Daubresse et Jean Leonetti se sont dissociés de son initiative, refusant de rompre le contrat de législature qui les lie à l'UMP jusqu'en 2012.

Une réunion la semaine prochaine

«Nous sommes plusieurs, à l'intérieur de la majorité présidentielle, à incarner une offre politique représentant les idées humanistes, sociales, écologiques et républicaines», souligne ainsi Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP, dans un communiqué. «Jean-Louis Borloo a fait le choix de les porter à l'extérieur de l'UMP, tout en confirmant clairement son appartenance à la majorité présidentielle», note-t-il.

Les parlementaires centristes de l'UMP se réuniront la semaine prochaine «et il est fort probable que nous confirmerons notre choix de respecter le contrat de législature qui nous lie au président de la République en faisant vivre ces valeurs à l'intérieur de la grande famille politique», précise le député du Nord.

«Lors de la prochaine législature, le débat est ouvert»

«Je ne suis pas favorable à une sortie uniquement parce qu'on n'est pas parvenu à faire suffisamment entendre nos idées et nos convictions au sein de l'UMP. C'est à l'UMP et au gouvernement qu'il revient de faire passer des messages équilibrés», a pour sa part expliqué Jean Leonetti. «Sous la Ve République, une candidature présidentielle, c'est toujours d'abord la décision d'un homme face au peuple et après seulement on voit si cette candidature fédère ou non des soutiens. Il ne faut pas faire l'inverse», a ajouté le député des Alpes-Maritimes.

Pierre Méhaignerie a de son côté assuré que la «quasi-totalité des membres (centristes) ne souhaitent pas quitter le groupe UMP». «Mais après, lors de la prochaine législature, le débat est ouvert», a-t-il ajouté.

Outre ses fidèles Laurent Hénart et Valérie Létard, Jean-Louis Borloo jouit du soutien déclaré d'élus de la majorité au sein du Parlement, où le Parti radical n'a pas de groupe: les ex-sarkozystes Dominique Paillé et Yves Jégo, les élus Nouveau Centre François Sauvadet, président du groupe NC à l'Assemblée, Jean-Christophe Lagarde, ou encore le sénateur de la Mayenne Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste.