Jean-Louis Borloo quitte l'UMP pour fédérer le centre

DROITE Une candidature à la présidentielle est probable...

Avec Reuters

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Alors? Seules les ambitions frustrées de Jean-Louis Borloo (centriste) à Matignon où François Fillon (ex-RPR) lui a été préféré expliquent-elles le retour de la guerre des droites?
Alors? Seules les ambitions frustrées de Jean-Louis Borloo (centriste) à Matignon où François Fillon (ex-RPR) lui a été préféré expliquent-elles le retour de la guerre des droites? — Lionel Bonaventure afp.com

Jean-Louis Borloo a annoncé jeudi soir sa décision de quitter l'UMP, faisant un pas de plus vers une possible candidature à l'élection présidentielle de 2012.

«Le Parti radical va proposer d'organiser (...) l'aile sociale, l'aile humaniste de la majorité. Je quitte évidemment l'UMP», a déclaré l'ancien ministre de l'Ecologie dans l'émission «A vous de juger», sur France 2. Il a précisé qu'une candidature à la présidentielle serait la «vocation» de son mouvement. «Ce sera une alternative au PS et une alternative à l'UMP», a-t-il dit.

Officiel en mai

Une éventuelle candidature de l'ex-ministre serait un handicap pour Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les enquêtes de popularité et que certains sondages voient battu dès le premier tour en 2012 par Marine Le Pen.

Le Parti radical, que Jean-Louis Borloo préside, est actuellement associé au parti présidentiel en tant que membre co-fondateur, statut qui lui vaut un millions d'euros de financement annuel. Son émancipation devrait être formalisée lors du congrès du parti, les 14 et 15 mai prochains.

Jean-Louis Borloo, chassé du gouvernement lors du remaniement de l'automne dernier, où il avait un temps été pressenti pour Matignon, a déjà quitté la vice-présidence de l'UMP en novembre, prenant ses distances avec le parti majoritaire.

Craintes à l'UMP

Le président du Parti radical appelle de ses voeux une confédération des centres, qui pourrait aller du Nouveau Centre au Parti radical de gauche en passant par les déçus du MoDem et une partie des écologistes.

Les responsables de l'UMP multiplient les signes d'amitié et d'apaisement à son endroit de crainte qu'une candidature centriste en 2012 ne nuise aux chances du président sortant Nicolas Sarkozy.