Présidentielle: le "poète escaladeur périgourdin" annonce sa candidature

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Hervé Couasnon, le "poète escaladeur périgourdin", qui s'était notamment illustré en 2002 en approchant Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, lors d'un discours à l'Assemblée, a déclaré vendredi à Bordeaux sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

"C'est une candidature très sérieuse", même si elle est annoncée un 1er avril, a insisté M. Couasnon, 53 ans, lors d'une conférence de presse dans un café du centre de Bordeaux.

"Je veux faire avancer le pays. On passe pour des rigolos dans le monde entier! Il faut changer le système", a dit ce conducteur de bus à Périgueux, où il s'est installé en 1986 à la suite... d'une panne de voiture.

Il avait déjà tenté de se présenter en 2007 mais dit n'avoir recueilli qu'une centaine des 500 signatures nécessaires.

Son programme? Pêle-mêle, geler la hausse des prix du gaz, diviser "par deux" le salaire du président et réduire le train de vie de l'Etat et des ministres, sommés de choisir entre portefeuille et mandats locaux.

Il veut instaurer un Smic à 1.600 euros, "reboucher" le trou de la Sécu, sortir du nucléaire, restaurer la vignette automobile, "supprimer l'illettrisme" en apprenant aux enfants à lire et à écrire "dès 3, 4 ans", rouvrir tribunaux et maisons closes et instaurer une "vraie défense française et européenne".

Très prochainement, il montera son mouvement et va recruter quelqu'un pour démarcher les élus et recueillir leurs signatures. "Avec mon travail de conducteur de bus, c'est trop compliqué de le faire moi-même..."

Hervé Couasnon, qui a escaladé plusieurs édifices d'où il avait coutume de jeter ses poèmes, s'était rendu célèbre le 3 juillet 2002 en déjouant les mesures de sécurité et en s'approchant de la tribune où Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, terminait son discours de politique générale.

Il avait été interpellé en août 2003 sur des toits près de l'ambassade des Etats-Unis à Paris alors qu'il jetait des tracts. En décembre de la même année, il avait réussi à s'introduire dans le palais de l'Elysée.