François Hollande, un candidat "de poids" pour la presse régionale

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L'entrée officielle de François Hollande dans la course aux primaires socialistes pour la présidentielle est commentée plutôt favorablement vendredi par les éditorialistes de la presse régionale, qui lui reconnaissent "l'étoffe" d'un homme d'Etat.

Pour Jacques Camus, de la République du Centre, au PS "on aurait tort de mésestimer ce nouveau prétendant", qui "bouscule incontestablement le jeu de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Kahn".

Cette candidature, annoncée jeudi depuis le fief corrézien de François Hollande, est "la première d'un certain poids" et "marque le démarrage de la mère de toutes les élections", écrit Philippe Waucampt dans le Républicain lorrain.

Plusieurs commentateurs mettent en parallèle la métamorphose physique et l'influence grandissante de l'ancien premier secrétaire. Ses bons sondages, "au fil des mois montrent que si Hollande a perdu des kilos, il a gagné en poids dans l'opinion", pour Jacques Guyon (La Charente libre). "Ses kilos perdus l'ont affûté", estime Didier Louis dans le Courrier picard.

"Tout en perdant des kilos, l'homme a pris de l'épaisseur" et, "avec sa progression dans les sondages, +Monsieur petites blagues+ raillé par Laurent Fabius ne fait plus rire ses rivaux", affirme Hervé Favre de La Voix du Nord.

Les commentateurs semblent apprécier aussi la ligne politique du nouveau candidat. "La patience hollandienne est une de ces vertus qui contraste avec l'avidité des ambitions socialistes pour 2012. La promesse d'une présidence plus modeste tranche aussi avec la pratique de l'actuel occupant du poste", estime Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Pour Jean Levallois, de La Presse de la Manche, "François Hollande a, comme DSK et Martine Aubry, l'étoffe d'un homme ou d'une femme d'état".

Même si François Martin évoque dans le Midi libre "sa fragilité politique", "son manque d'expérience au plus haut niveau" ou encore "sa faible popularité", "parti de très loin, de très bas, le cacique socialiste fait son bonhomme de chemin sur la voie qui mène à 2012".