Primaires socialistes: Hollande se place sur orbite

PRESIDENTIELLE Le socialiste s'est déclaré candidat jeudi...

A Tulle, Maud Pierron

— 

François Hollande, hier, à Tulle.
François Hollande, hier, à Tulle. — P. FAYOLLE / SIPA

La Corrèze, une terre de président de la République? «La preuve en sera peut-être donnée, qui le sait?», lance Bernadette Chirac. En tant que doyenne de l'assemblée, elle vient d'adouber François Hollande à la présidence du conseil général.

Et déjà, le socialiste a filé. Pour penser à son discours. LE discours. Celui de sa candidature, qu'il peaufine depuis le matin. Stressé?  «A peine», répond-il, entouré d'une nuée de journalistes.

Direction le plateau du 20 heures

Le sourire pourtant un peu crispé, il se présente, à 14h15, devant les militants et les élus, réunis à l'hôtel départemental. Des acclamations l'accueillent. Il se range derrière son pupitre, jette un œil sur son texte et se lance dans un hommage aux Corréziens.

«Comment pouvais-je prétendre à la plus haute responsabilité du pays si je n'avais pas la confiance de ceux qui me connaissent», demande-t-il. «Alors désormais, c'est de la France dont il s'agit.» Une France où «les divisions» sont «sciemment entretenues», où règnent «l'injustice» et «la souffrance».

«C'est la raison pour laquelle, ici à Tulle mes amis, j'ai décidé de présenter ma candidature à la présidentielle à travers les primaires». Pas le temps d'embrayer, la claque part, des «François président», fusent.

Légèrement plus détendu, il fait la bise à un militant, à un élu. Puis s'éclipse en voiture, direction Paris, pour le «20 heures» de France 2. Quinze minutes où il a répété sa conviction: «Si je pars pour les primaires, c'est pour les gagner.»