Cantonales 2011: Batailles feutrées dans l'élection des présidents des conseils généraux

ELECTIONS Des départements à risque, des personnalités au coude-à-coude, 20minutes.fr fait le point sur le troisième tour des élections cantonales...

Anne-Laëtitia Béraud
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En Savoie, Hervé Gaymard (UMP), ancien ministre de l'Economie, reprend la tête d'un départemebnt qu'il avait déjà dirigé de 1999 à 2002.
En Savoie, Hervé Gaymard (UMP), ancien ministre de l'Economie, reprend la tête d'un départemebnt qu'il avait déjà dirigé de 1999 à 2002. — Jean-Pierre Clatot AFP

Après les scrutins du 20 et 27 mars derniers, place au troisième tour des élections cantonales, par l’élection, ce jeudi, des présidents des 101 conseils généraux. Incertitudes sur la couleur politique du département, batailles de personnalités pour la présidence de l’exécutif, l’élection de ce jeudi est riche en rebondissements.

Nouvelle couleur politique des départements à risque

La gauche l’espérait, mais dans la Loire, la droite garde finalement la majorité. L'UMP Bernard Bonne a été réélu ce jeudi matin à la présidence du département. A l'issue du deuxième tour, la gauche et la droite était au coude-à-coude et l'élection du président dépendait des conseillers généraux non-inscrits. Au final, Bernard Bonne a été élu au troisième tour de scrutin contre le socialiste Jean-Claude Bertrand, par 20 voix contre 18, une abstention et un vote nul.

L’élection du président du conseil général devait finaliser ce jeudi l’accession de Mayotte au statut de département français… Ce ne sera pas le cas aujourd’hui: Le quorum, c’est-à-dire le nombre minimal de membres nécessaire pour valider une décision, n’a pas été atteint pour élire le président. En effet, les conseillers UMP et Nouveau centre n’ont pas fait le déplacement. Pourquoi? Les groupes locaux n’ont pas encore noué leurs alliances.

En Savoie, la droite et la gauche ont totalisé le même nombre de votes, soit 18 élus. A qui revient la présidence du conseil général? A l'UMP Hervé Gaymard, grâce au bénéfice de l'âge. La droite préside cette assemblée depuis le début des années 1980.

Et le président est…

Peu de suspense en Corrèze, où c’est François Hollande, qui a été réélu à la présidence du conseil général: ce jeudi, c’est l’annonce de sa candidature aux primaires socialistes, prévue en début d'après-midi, qui agite la gauche.

Dans les Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (UMP) a été réélu président du conseil général, récoltant dès le premier tour 27 voix, après le vote des 45 conseillers généraux. La tâche aura été facilitée par l’élimination, dimanche, de sa grande rivale Isabelle Balkany, amie proche du président de la République.

Une victoire sur le fil: Le président UMP sortant du conseil général des Vosges Christian Poncelet a réussi à conserver sa présidence, grâce au bénéfice de l'âge, c'est-à-dire que la droite comme la gauche ont reçu le même nombre de vote, et que la présidence du conseil général revient au plus âgé, ici Christian Poncelet, 83 ans. L'ancien président du Sénat a dû se soumettre à un troisième tour de scrutin.

En Indre-et-Loire, c’est finalement la socialiste Marisol Touraine qui obtient le poste de présidente du conseil général: La députée faisait face à la présidente socialiste sortante Claude Roiron.

Pas de souci pour le socialiste Jean-Noël Guérini, qui a été réélu ce jeudi à la tête du conseil général des Bouches-du-Rhône, un poste qu'il occupe depuis 1998. Le président sortant a obtenu 40 voix contre 17 à la candidate UMP Martine Vassal, élargissant ainsi son socle électoral au-delà des voix de gauche à l'assemblée départementale. Le président du département est contesté au PS, notamment par Arnaud Montebourg qui réclame la mise sous tutelle de la fédération des Bouches-du-Rhône, l'une des plus importantes de France. Une commission d'enquête interne à Marseille est en cours.