Fillon n'assistera pas à la convention UMP sur la laïcité

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François Fillon, "en accord avec le président de la République", n'assistera pas à la convention UMP du 5 avril sur la laïcité, a-t-on appris mercredi dans l'entourage du Premier ministre, confirmant une information du Figaro.fr.

"Cette décision a été prise il y a plusieurs jours, en accord avec le président de la République", a-t-on insisté, en soulignant qu'il s'agissait "d'un débat du parti auquel le gouvernement était attentif".

Peu après, l'entourage de M. Fillon a précisé que la décision avait été prise "lors d'une réunion à l'Elysée le 17 mars".

Cette convention, a-t-on relevé également, n'est pas une enceinte de décision du gouvernement. On a rappelé à cet égard que le Premier ministre n'avait "pas assisté aux précédents débats" organisés par l'UMP.

Interrogé par l'AFP, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, organisateur de ce débat, a déclaré qu'il n'y avait "aucun problème" sur ce point, puisque M. Fillon n'avait "pas non plus assisté à la convention UMP consacrée à l'application des peines".

Les conventions de l'UMP sont à l'initiative du parti et visent à déboucher sur des "propositions concrètes". "Ensuite, il revient au gouvernement de les mettre ou non en oeuvre", avait précisé M. Copé, à l'issue du bureau politique hebdomadaire du parti, mercredi.

Dans un entretien au Figaro à paraître jeudi, le patron de l'UMP rappelle que "comme toutes les conventions (du parti), celle sur la laïcité a été faite en accord avec le président de la République et le Premier ministre et validée par le bureau politique de l'UMP (exécutif du parti où siège le Premier ministre)". "Tout a été fait en connaissance de cause", rappelle M. Copé.

La confirmation que M. Fillon ne participera pas à la convention sur la laïcité intervient après un affrontement entre le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et le chef du gouvernement.

M. Copé avait reproché lundi soir sur Canal + au Premier ministre de ne "pas jouer collectif", après les réserves que M. Fillon avait publiquement exprimées. Interrogé par RTL, M. Fillon avait en effet prévenu le 28 février qu'il s'opposerait à ce débat s'il conduisait "à stigmatiser les musulmans".

Cet affrontement public avait mis en émoi la majorité, et les deux hommes avaient affirmé mardi, après avoir été reçus par le président Nicolas Sarkozy, que l'incident était "clos" et "l'heure à l'apaisement".

Toutefois, M. Copé avait maintenu ses propos sur le fond.