Cantonales 2011: trois «troisième tour» à risques

ELECTIONS Dernière étape des cantonales, les conseillers généraux votent jeudi pour élire leurs présidents...

Anne-Laëtitia Béraud

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Patrick Devedjian a affirmé lundi qu'entre lui et Nicolas Sarkozy, son ami de "plus de 30 ans", il y avait désormais son fils Jean, et il s'est dit "sûr" que si le chef de l'Etat voulait lui faire perdre la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, il y parviendrait.
Patrick Devedjian a affirmé lundi qu'entre lui et Nicolas Sarkozy, son ami de "plus de 30 ans", il y avait désormais son fils Jean, et il s'est dit "sûr" que si le chef de l'Etat voulait lui faire perdre la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, il y parviendrait. — Lionel Bonaventure afp.com

Troisième et dernier acte des élections cantonales: après les scrutins des 20 et 27 mars derniers, les conseillers généraux vont désormais élire leurs présidents ce jeudi: 101 exécutifs sont concernés. La gauche, qui détient actuellement 58 départements sur 101, dépassera alors la barre des 60. Dans la grande majorité des cas, on sait de quelle couleur politique sera le département après le vote. Mais des incertitudes planent toujours sur la Savoie, la Loire et Mayotte.

Tour d’horizon par 20minutes.fr…

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Incertitude sur la couleur politique

En Savoie, dirigée jusqu’alors par la droite, le changement ou non de la majorité viendra de la décision de deux élus sans étiquette et d’un MoDem. La gauche et la droite sont au coude-à-coude, la gauche tenant 18 sièges, la droite 17. Le sénateur PS Thierry Repentin fait figure de favori.

Dans la Loire dirigée par l’UMP, là encore ce sont quatre élus sans étiquette qui feront l’arbitre, la gauche ayant obtenu 18 sièges, la droite 17. Indication: sur six élus non-inscrits, quatre ont, le plus souvent, soutenu la droite.  

Dans le nouveau département de Mayotte, la gauche devrait l’emporter. Elle dispose de 11 élus sur 19. Mais elle devra réaliser des alliances locales avec au moins trois élus qui pourraient faire basculer la majorité d’un côté comme de l’autre.

Interrogation sur le nom du président

Dans les Hauts-de-Seine, le président sortant UMP Patrick Devedjian devrait être réélu. Sa rivale Isabelle Balkany éliminée, l’ancien ministre a reçu – finalement- le soutien de l’Elysée. Néanmoins, Philippe Pemezec, secrétaire départemental de l’UMP, a déclaré qu’il se présenterait contre Patrick Devedjian.

Dans le Calvados, la divers droite Anne d'Ornano renonce à la présidence du département. Ils sont trois à vouloir son poste: le sénateur NC Jean-Léonce Dupont, le député NC Claude Leteurtre, et l’UMP Pascal Allizard.

En Moselle, l’indépendant Patrick Weiten et François Grosdidier (UMP) concourent pour la place vacante de Philippe Leroy (UMP).

Dans les Hautes-Pyrénées, la présidente sortante Josette Durrieu est menacée par le Michel Pélieu, étiquetté Parti radical de gauche.

En Indre-et-Loire, département présidé par la socialiste Claude Roiron, les couteaux sont tirés. Choisie par les militants locaux, la socialiste Marisol Touraine a été choisie comme candidate à la présidence du conseil général. Quant à Claude Roiron, elle vient d’être réélue dans son canton. Deux prétendantes pour une place, le nom de la nouvelle présidente sera connu ce jeudi.