Nathalie Kosciusko-Morizet au Japon pour évaluer les besoins

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La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui accompagne le président de la République en Asie, restera au Japon de jeudi à samedi pour "recueillir auprès des Japonais leurs besoins" après le séisme et le tsunami du 11 mars, a indiqué le ministère.

"NKM" est partie mardi soir avec Nicolas Sarkozy en Chine et doit ensuite se rendre avec lui au Japon jeudi, a indiqué le service de presse du ministère de l'Ecologie. Alors que le chef de l'Etat doit quitter le Japon jeudi en fin d'après-midi, la ministre restera jusqu'à samedi, selon la même source.

Cette visite doit permettre de "recueillir auprès des Japonais leurs besoins et permettre de cibler au plus près l'expertise qu'on peut leur apporter", selon le service de presse de Mme Kosciusko-Morizet, dont le porte-feuille comprend notamment la gestion des risques industriels et technologiques.

La ministre sera accompagnée de Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), de Jacques Repussard, directeur général de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), et de Philippe Jamet, commissaire de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

"NKM" doit notamment rencontrer ses homologues japonais en charge de l'environnement, des transports et de l'industrie et de l'aménagement du territoire, ainsi que des représentants de l'autorité japonaise de sûreté nucléaire, et visiter le PC de crise à Tokyo.

La suite du programme n'était pas encore tout à fait arrêtée mercredi matin, mais la ministre française de l'Ecologie pourrait également visiter vendredi un centre de recherche sur la construction antisismique, puis se rendre samedi dans la région de Sendai, la plus touchée par le tsunami du 11 mars.

L'Elysée avait annoncé mardi que Nicolas Sarkozy rencontrerait jeudi à Tokyo le Premier ministre japonais Naoto Kan, puis des membres de la communauté française au Japon, lors d'une visite destinée à témoigner la solidarité de la France après le drame du 11 mars.

La présidente d'Areva Anne Lauvergeon, ainsi que cinq experts du groupe nucléaire public vont également se rendre au Japon pour porter assistance à Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, en proie à une catastrophe majeure, avait annoncé mardi une porte-parole d'Areva.