Cantonales 2011: Isabelle Balkany battue dans les Hauts-de-Seine

POLITIQUE Elle ambitionnait pourtant de se présenter à la présidence du conseil général de ce fief sarkozyste...

M.P.

— 

Le bâtiment du Conseil général à Nanterre était pris d'assaut par la presse, venue observer les premiers pas du tout nouveau conseiller général de Neuilly-sud et fils du président de la République, Jean Sarkozy, 21 ans, mais aussi à l'affût d'un ultime rebondissement dans l'affrontement entre M. Devedjian et le couple Patrick et Isabelle Balkany.
Le bâtiment du Conseil général à Nanterre était pris d'assaut par la presse, venue observer les premiers pas du tout nouveau conseiller général de Neuilly-sud et fils du président de la République, Jean Sarkozy, 21 ans, mais aussi à l'affût d'un ultime rebondissement dans l'affrontement entre M. Devedjian et le couple Patrick et Isabelle Balkany. — Pierre Verdy AFP

Ça va mal dans les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy. Isabelle Balkany, l’amie du chef de l’Etat, est battue par un divers droite, Arnaud de Courson, avec 47,53% contre 52,47%, dans le canton de Levallois-Perret-Sud.  Une défaite encore inimaginable il y a quelques semaines. Pourtant, l’épouse du maire de Levallois était en ballotage à l’issue du premier tour avec 37,4 % des voix contre 23,1% pour son rival divers droite.

>> Pour suivre la soirée électorale en direct, c'est par ici

Isabelle Balkany avait pris ses précautions avant le scrutin: conseillère régionale élu dans le canton de Levallois-Perret nord, elle s’est fait investir dans ce canton de Levallois-Perret Sud, prétendument imperdable. Et ce, grâce à la démission opportune de la conseillère générale Danièle Dussaussois, qui vient d’être nommée au Conseil économique et social. L’opposition avait dénoncé ce qu’elle appelait des «manœuvres».

Peine perdue, cette proche de Nicolas Sarkozy et «marraine politique» de Jean Sarkozy perd son siège de conseillère générale. Cette défaite politique coûte cher symboliquement à Isabelle Balkany mais également politiquement.  Cette ennemie intime de Patrick Devedjian, l’actuel président du  Conseil général des Hauts-de-Seine, réélu lui ce dimanche soir, ambitionnait de lui «voler» son fauteuil lors du troisième tour.