Alain Juppé: La polémique autour du «ni-ni» est «l'exemple même du faux débat»

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Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a balayé mercredi les polémiques autour du «ni-ni» pour le second tour des cantonales en les qualifiant d' «exemple même du faux débat», «aucun responsable UMP n'ayant envisagé une alliance" avec le FN.

«Je ne souhaite pas m'attarder sur le sujet. C'est l'exemple même du faux débat (...) Où est le problème? A aucun moment, aucun responsable UMP n'a envisagé de quelque manière que ce soit une alliance ou même un accord électoral avec le FN. C'est parfaitement clair», a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP).

«Si quelqu’un votait FN, il s'exclurait de lui-même de l'UMP»

«Le Front national a changé de visage mais il n'a pas changé d'idées et ces idées sont incompatibles avec nos valeurs», a-t-il ajouté. «Ce qui est clair c'est qu'il n'y a pas d'alliance; personne ne votera pour le FN et si quelqu'un le faisait, il s'exclurait de lui-même de l'UMP».

«Tout le reste n'a aucune importance dès lors que la ligne rouge est bien tracée», a poursuivi Alain Juppé.

Ce dernier, également maire de Bordeaux, a appelé mardi soir, en ce qui concerne la Gironde, à voter pour «le candidat républicain» dans les six cantons où se déroulera un duel FN/PS au deuxième tour des cantonales.

Pas candidat si Sarkozy l’est

A propos des résultats du premier tour des cantonales, il s'est demandé: «N'est-ce pas un formidable aveu de désamour pour les conseils généraux ?» avant d'ajouter que «c'est une légitimation de la réforme [sur le conseiller territorial] engagée par le gouvernement».

Interrogé sur son éventuelle candidature en 2012 étant donné ses scores de popularité dans les sondages, Alain Juppé a déclaré: «cela fait plaisir quand les sondages sont bons» mais «Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de notre majorité. Dès lors qu'il sera candidat, j'ai déjà dit que je ne le serai pas».

Pour contrer le Front national, Alain Juppé a estimé qu'il ne fallait pas «tout focaliser sur l'immigration et la sécurité» et qu'il convenait de «mieux répondre aux préoccupations prioritaires des Français» citant par exemple le pouvoir d'achat, l'emploi des jeunes. «C'est là-dessus que nous devons nous concentrer. Nous serions alors en mesure de montrer que le programme du FN est une catastrophe pour la France».