Cantonales: Une cousine de Ségolène Royal candidate FN en Gironde

© 2011 AFP

— 

Anne-Christine Royal, cousine de Ségolène Royal, défendra dimanche les couleurs du Front national à Libourne (Gironde), face à une rivale socialiste, dans l'un des 394 duels que livrera le FN lors du second tour des élections cantonales.

Sans espoir de décrocher un siège de conseiller général, elle a pourtant créé la surprise en devançant au 1er tour la candidate UMP de 155 voix (20,90% contre 19,46%), Nelly Darignan, soutenue par le député UMP de la 10e circonscription de Gironde, Jean-Paul Garraud.

La socialiste devrait être élue

Mais elle se retrouve loin derrière la candidate PS, Isabelle Hardy, arrivée en tête avec 32,17% des suffrages exprimées (3.467 voix contre 2.252 voix à Anne-Christine Royal) et qui, avec l'appui des réserves de voix à gauche, notamment écologistes (9,91%), devrait être confortablement élue. Le conseiller général sortant, le maire PS de Libourne Gilbert Mitterrand, fils de l'ancien président de la République, ne s'était pas représenté.

En outre, le maire de Bordeaux Alain Juppé a appelé clairement mardi à voter pour «le candidat républicain» dans les six cantons de Gironde où se déroulera un duel FN/PS, ce qui devrait peser sur le score d’Anne-Christine Royal.

Candidate à la députation en 2007 dans la 10e circonscription de la Gironde, elle n'avait recueilli que 5,19% des suffrages.

Mère de 10 enfants, elle est entrée au FN à 18 ans

Arrivée en tête sur deux des dix communes du canton, Anne-Christine Royal a plus profité de l'abstention massive (près de 60%) que de l'effet Marine Le Pen sur l'électorat. En effet, au 1er tour des cantonales 2004, le candidat FN avait recueilli 2084 voix (13,04%), soit 168 voix de moins qu'Anne-Christine Royal.

Née en 1965, veuve et mère de dix enfants, Anne-Christine Royal est entrée au Front national dès 1983. Licenciée ès lettres, et se déclarant écrivaine, elle est membre du comité central du FN, élue en 17e position sur 100 lors du congrès national du FN en janvier dernier à Tours.

Avant ce congrès qui avait consacré Marine Le Pen pour succéder à son père, Anne-Christine Royal avait soutenu Bruno Gollnisch, «avec la certitude d'un choix éclairé par 26 ans de militantisme», avait-elle écrit dans une lettre ouverte.