Cantonales: La gauche «n'a pas de quoi pavoiser» selon Julien Dray

© 2011 AFP

— 

Le député PS Julien Dray estime que la gauche n'a «pas de quoi pavoiser» après le premier tour des cantonales marqué par la poussée du FN et déplore qu'elle n'arrive pas à construire une «alternative politique» basée sur «l'adhésion et la mobilisation» derrière elle.

La gauche «au soir du second tour, pourra certainement se targuer d'avoir renforcé ses positions dans les conseils généraux, mais n'arrive visiblement pas à constituer une alternative politique telle qu'elle puisse surmonter les problèmes par l'adhésion et la mobilisation qu'elle suscite», écrit-il sur son blog.

«L'antisarkozysme ne pousse qu'à l'abstention»

«Nous n'avons pas de quoi pavoiser: l'absence de réflexion sérieuse, depuis au minimum 10 ans, empêche toute incarnation idéologique dans l'opinion», estime ce membre du Bureau national (direction).

«L'antisarkozysme n'est pas un projet, et ne pousse qu'à l'abstention ou au vote en faveur des extrêmes», juge celui pour qui tout ceci est de «très mauvais augure» pour les primaires.

Julien Dray adresse également un «petit conseil amical» aux candidats engagés dans des duels avec le FN au second tour: «Crier "halte au fascisme" n'est pas une solution, pas plus qu'abandonner la stratégie du cordon sanitaire face au FN ne serait une option sensée».

«Suscitons des votes positifs»

«Il importe d'affirmer notre force, de défendre une société métissée et assumée comme telle, qui certes traverse des problèmes, mais sait qu'ils ne se résoudront aucunement dans l'affrontement et dans la haine d'autrui, mais bien au contraire dans le rassemblement. Suscitons des votes positifs, non pas de peur ou de repli», poursuit-il.

«Positivons la présentation de nos projets pour susciter l'adhésion populaire», lance le député de l'Essonne, vantant les «formidables énergies» dans les départements et villes.

Pour affronter les problèmes, il ne faut pas «se laisser hypnotiser par eux» mais «relever la tête, pour sortir de cette stratégie de l'échec».

>> Notre dossier sur les élections cantonales, c'est par ici