Jean-Marie Le Pen: «C'est panique sur la passerelle» à l'UMP

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Jean-Marie Le Pen (FN) a estimé ce mardi que dans la majorité, c'est «panique sur la passerelle», après la percée du Front national au 1er tour des cantonales, voyant dans Nicolas Sarkozy et François Fillon «un amiral» et «un commandant» qui ne s'entendent pas.

Lundi, le Premier ministre a appelé les électeurs de la majorité à «voter contre le Front national» en cas de duel PS-FN le 27 mars, infléchissant la stratégie du «ni ni» (ni vote FN ni vote PS) fixée par le chef de l'Etat.

«Une maison qui se divise périra»

C'est «panique sur la passerelle: je pense que l'UMP a subi un revers assez considérable» au 1er tour des cantonales, a déclaré le président d'honneur du FN sur France 2, notant que «dans beaucoup d'endroits, elle arrive derrière le Front national». «L'amiral a une opinion, le commandant du bateau a une opinion aussi, le chef mécanicien a la sienne, tout cela veut dire que ça flotte».

Dans la même veine, sa fille Marine a évoqué sur RTL «un système UMPS» transformé en «Radeau de la Méduse».

«A la vérité, ce sont les électeurs qui vont compter» au 2e tour, a poursuivi Jean-Marie Le Pen, «car les électeurs de l'UMP n'appartiennent pas à l'UMP, ni à Sarkozy, ni à personne d'autre. Ils vont juger eux-mêmes, et l'idée de voter pour l'opposition qui critique leur propre mouvement pendant toute l'année va leur paraître étonnante». «Je pense qu'une maison qui se divise périra et c'est toute la grâce que je leur souhaite», a-t-il lancé. Selon lui les propos de François Fillon pourraient lui valoir sa «mise à l'écart», voire «son remplacement».