Cantonales: Le PS fait la course en tête, l'UMP et le FN au coude-à-coude

POLITIQUE Les chiffres définitifs du premier tour sont tombés...

Anne-Laëtitia Béraud
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Des personnes procèdent au dépouillement des votes, le  20 mars 2011 dans un bureau de vote de Dijon, au soir du premier tour  des élections cantonales.
Des personnes procèdent au dépouillement des votes, le 20 mars 2011 dans un bureau de vote de Dijon, au soir du premier tour des élections cantonales. — AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

Les bulletins sont dépouillés dans les 2.026 cantons, et révèlent de nouveaux équilibres pour les élections cantonales, en attendant le deuxième tour, prévu dimanche prochain.

>> Voir les chiffres et les couleurs politiques au soir du premier tour des élections cantonales

Les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur sont exprimés par nuance politique et sur la France entière (métropole et outre-mer). La gauche arrive en tête lors de ce premier tour des élections cantonales, en totalisant 26,42% des suffrages exprimés: le chiffre rassemble les scores du Parti socialiste (24,94%) et celui des radicaux de gauche (1,48%).

Loin derrière, l’UMP rassemble 16,97% des suffrages, talonné par le Front national et l’extrême droite, avec 15,21%: Une forte poussée lorsque l’on remarque que le parti de Marine Le Pen ne dispose d’aucun conseiller général sortant, et que le FN n'a présenté de candidats que dans 75% des cantons environ. Le parti, qui profite de «la vague bleu Marine», du prénom de sa présidente, espère concrétiser sa percée dimanche prochain au second tour des élections cantonales et en faire un tremplin pour la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2012.

Peu de triangulaires
Le Front national, qui sera au second tour dans 402 cantons, arrive en tête dans 40 d'entre eux, et voudrait obtenir ses premiers conseillers généraux. Comme l'espérait ce parti, sa percée de dimanche lui permet de se maintenir dans un maximum de cantons face au Parti socialiste, «pour prouver que c'est sur nous que se reportent les électeurs UMP», selon Bruno Bilde, directeur de cabinet de Marine Le Pen.

Redoutées ou espérées, il n’y aura finalement que cinq triangulaires UMP-PS-FN. La raison tient principalement au mode de scrutin. Pour accéder au second tour des élections cantonales, le 27 mars, les candidats doivent recueillir 12,5% des votes des inscrits, contre 10 % jusqu'à présent. Si un seul candidat -ou aucun - ne franchit ce seuil, ce sont les deux meilleurs placés qui sont sélectionnés. Au second tour, l'élection se fait à la majorité relative.

Moins de 10%
Lors du premier tour de dimanche, de nombreux partis frôlent la barre des 10% de vote. Le Front de gauche totalise à 9,5% des suffrages exprimés, lorsque l’on cumule les chiffres des communistes (7,91%), le Parti de Gauche (1 ,01%), et l’extrême gauche (0,58%).

Viennent ensuite les candidats étiquetés divers droite, à 9,32%. L’ensemble des écologistes réunit 8,59% des voix, lorsque l’on cumule les chiffres d’Europe Ecologie Les Verts (8,22%) et ceux des écologistes (0,37%). L’ensemble des candidats de la majorité présidentielle obtient 5,45%, tandis que ceux étiquetés «Divers» par le ministère de l’Intérieur réunissent 5,41% des voix.

Moins de 5%
Obtenant moins de 5%, dimanche soir, on trouve ceux rassemblés sous le vocable «Autres» par le ministère de l’Intérieur (et qui rassemble notamment les «sans étiquette»), avec 1,35% des suffrages.

Le Mouvement démocrate plafonne à 1,22% des suffrages exprimés. Le parti, qui a connu un échec cuisant lors des dernières élections régionales, n’a présenté que peu de candidats dans les cantons. Enfin, les «régionalistes», qui réunissent notamment les autonomistes et les indépendantistes, obtiennent 0,53% des voix.  

>> Cantons par cantons, tous les résultats fournis par le ministère de l’Intérieur