Cécile Duflot, lors de la manifestation de Sortir du Nucléaire, pour demander la sortie de la France du nucléaire, le 15 mars 2011 à Paris.
Cécile Duflot, lors de la manifestation de Sortir du Nucléaire, pour demander la sortie de la France du nucléaire, le 15 mars 2011 à Paris. — no credit

POLITIQUE

Cantonales: La catastrophe au Japon profitera-t-elle à Europe Ecologie-Les Verts?

Ils sont accusés de faire de la récupération...

La catastrophe écologique et nucléaire japonaise va-t-elle doper le vote Europe Ecologie-Les Verts aux élections cantonales de ce dimanche? Les apparitions médiatiques d’Eva Joly, Cécile Duflot et Noël Mamère se sont multipliées depuis une semaine,  dans tous les médias, pour réclamer un référendum sur la question du nucléaire. Jusqu’à provoquer l’ire de Jean-François Copé.

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Le secrétaire général de l’UMP a dénoncé une «manip sordide», qui «exploite la tragédie à des fins électoralistes». Même Ségolène Royal a critiqué ceux qui «s'agitent» pour réclamer un référendum sur le nucléaire et a appelé à «un délai de décence et de respect». Une pique qui visait clairement les écologistes.

Un «effet Home»?

Les écolos se défendent de toute récupération et soulignent qu’ils ne font que redire ce qu’ils ont toujours dit. N’empêche, peut-il y avoir à l’occasion de ces cantonales un «effet Japon» dopant pour le score des écolos comme il y a eu un «effet Home» sur leur score des européennes en 2099? «C’est la question que tout le monde se pose. Vont-ils réussir à traduire dans les urnes leurs discours anti-nucléaire?»,  s’interroge le politologue Stéphane Rozès, président de CAP. Jean-Marc Brûlé, directeur de la campagne électorale d’EELV est plus affirmatif: «La crise japonaise ne jouera pas vraiment».

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Et de préciser: «La participation sera très faible. Ceux qui viennent voter sont très politisés, ou alors ils viennent pour des dossiers locaux, ou parce qu’ils connaissent la personnalité des élus». Dans tous les cas, assure le responsable écolo: «les candidats ont pour consigne de ne pas axer la campagne sur le Japon. (…) On n’a pas du tout envie de profiter de ça. Les enjeux japonais sont terrifiants, ils volent bien audelà des cantonales».

Sur le terrain, pourtant, Olivier Cazaux, candidat en Gironde, reconnaît  que ses «cafés-débats écolos» rassemblent plus de monde depuis une semaine.