Copé n'envisage pas un 21 avril à l'envers et prône la "positive" attitude

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Jean-François Copé (UMP) s'est refusé à envisager l'hypothèse d'un 21 avril à l'envers en 2012, évoquée par François Fillon dans un journal mercredi, et a affirmé ne pas être "dans la logique d'agiter des spectres négatifs" mais plutôt "dans une démarche positive".

"Je ne suis pas du tout dans la logique d'agiter des spectres négatifs mais plutôt d'être dans le positif", a déclaré le secrétaire général du parti présidentiel, qui réagissait à l'issue du bureau politique de l'UMP aux craintes d'une élimination de la droite au premier tour de la présidentielle, exprimées par le Premier ministre dans un entretien au Maine Libre.

"Je regrette que certains parlent de l'éventualité d'une défaite de notre camp. Nous sommes aujourd'hui là pour rassembler les électeurs et le plus loin possible (...) L'heure est à être positif. On va au combat!"

"Notre objectif n'est pas de faire de la politique fiction (...) mais de travailler ensemble, rassemblés autour du président de la République", a insisté M. Copé.

"Dans cette période de rassemblement on est là pour évoquer les choses de manière positive et donc je souhaite que tous nos amis soient dans cette démarche positive", a encore dit le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

A une nouvelle question sur les déclarations du chef du gouvernement, il a répondu: "N'essayez pas de m'opposer au Premier ministre. L'objet n'est pas là. Nous sommes au contraire dans une logique de rassemblement".

Puis d'expliquer que l'objectif de l'UMP "est de faire oeuvre de sang froid, de détermination dans nos engagements, nos valeurs, les choix que nous faisons, les débats (parfois recadrés ou remis en cause par Matignon, ndlr) que nous lançons. De le faire avec constance, et de ne pas vivre dans la logique de l'essuie-glace: un jour d'un côté, puis après de l'autre, et dès qu'on a une critique on arrête, on a peur, on s'excuse".

"Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas être lucide sur les difficultés, a-t-il poursuivi, elles existent. Y a pas besoin d'être grand clerc pour savoir que dans une période de crise mondiale notre France (...) doit être soudée et prendre des décisions courageuses évidemment".

Et d'ajouter dans une nouvelle pique au Premier ministre: "Mais qui aujourd'hui est dans ce rôle? C'est le président de la République, et avec lui sa majorité et le parti majoritaire, l'UMP, est dans cette dynamique, lucide et positive".