Bertrand Delanoë: 10 ans et 10 flops à la mairie de Paris, selon l'UMP

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Les dix ans de mandat de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris se traduisent par autant de «flops» ou de «cadeaux empoisonnés» que ce «roi de la communication a essayé de dissimuler aux Parisiens», estime l'UMP parisienne dans des documents publiés ce mercredi.

Jean-François Lamour, président du groupe UMP à l'Hôtel de ville, et Philippe Goujon, président de la fédération UMP, dénoncent les «promesses non tenues» du maire socialiste, notamment en matière de fiscalité.

La «médaille» pour la gestion de la ville

Ils lui reprochent d'avoir fait «exploser les impôts indirects» (taxe de balayage, taxe de séjour, droits de voirie...) depuis 2001 et d'avoir créé en 2009 un impôt nouveau, jamais évoqué dans son programme, la taxe foncière départementale, qui a fait augmenter la taxe foncière de «50% en deux ans».

L'UMP décerne à Bertrand Delanoë une «médaille» pour la gestion de la ville, «avec une augmentation de la masse salariale de plus de 45%, soit un coût de 800 millions d'euros», une «explosion» des dépenses de communication et de la prime départementale «pour ses plus proches collaborateurs», «jusqu'à 40.000 euros».

En matière de logement, «plus de 60.000 logements toutes catégories ont été construits entre 1990 et 2000, à peine 26.000 entre 2001 et 2009», écrit-elle. Et «la ville fait clairement le choix d'exclure les classes moyennes de l'accès au logement social pour des raisons électoralistes, alors que 72% des Parisiens y sont éligibles».

Paris, «reine du bitume»

L'UMP dénonce les «grands chantiers inutiles et coûteux» comme les Halles, dont «la facture finale dépassera le milliard d'euros», Jean Bouin, «exclusivement dédié au Stade français» (rugby), qui coûtera «200 millions d'euros», ou «Docks en Seine» (consacré à la mode et au design), «une coquille vide».

Pour la voirie, «la gauche parisienne a su s'ériger en "reine du bitume"», parvenant pour «plus de 3,5 milliards d'euros» à une «embolie», raille l'UMP, qui cite les «exemples emblématiques» des boulevards Magenta et Saint-Marcel et souligne «la suppression de 45.000 places de stationnement de surface en dix ans».

Dans «Paris asphyxiée» notamment par des véhicules cherchant à se garer ou bloqués dans les embouteillages, la qualité de l'air a été «très mauvaise» «pendant 77 jours en 2010, contre seulement 53 en 2000», souligne-t-elle.