Crise nucléaire: le gouvernement a "agi en transparence absolue"

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Le ministre de l'Energie, Eric Besson, a déclaré mercredi sur RMC que si le gouvernement s'était "trompé" à l'époque de la catastrophe de Tchernobyl, il avait agi "en transparence absolue" en ce qui concerne l'accident nucléaire de Fukushima au Japon.

"Nous nous sommes trompés collectivement à l'époque (de Tchernobyl, en 1986 ndlr), nous en avons tiré tous les enseignements" et "nous avons agi (...) en transparence absolue. Tout ce que nous savions au jour le jour, nous avons tout dit, rien masqué, tout mis sur la table", a dit M. Besson.

Il a estimé que les écologistes, pendant "les 48 premières heures", étaient "allés beaucoup trop loin (...) quand ils ont prétendu que le gouvernement français pratiquait l'omerta, c'est-à-dire la loi du silence, de la mafia, et suggéraient que nous avions des informations que nous ne donnions pas pour rassurer l'opinion publique". "C'était scandaleux", a-t-il ajouté.

En France, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a classé l'accident nucléaire de Fukushima au niveau 6 sur l'échelle internationale qui en compte 7, mais son homologue japonaise a maintenu son classement au niveau 4.

M. Besson a reconnu que si les deux pays avaient eu une "analyse convergente pendant les trois premiers jours" suivant le séisme doublé du tsunami, ils divergeaient depuis mardi sur le degré de gravité de l'accident.

Face à l'aggravation de la crise nucléaire au Japon, la France n'a pas caché son inquiétude, le président Nicolas Sarkozy parlant "d'événements dramatiques", la ministre de l'Ecologie, Nathalie Koscuisko-Morizet, de "catastrophe" tandis que M. Besson a répondu par l'affirmative à la question de savoir si le "scénario du pire" était réalisé.