Divisée, la droite pourrait être absente du 2e tour en 2012, selon Fillon

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François Fillon met en garde la majorité contre le risque de division pour la présidentielle de 2012, estimant qu'une multiplication des candidatures ferait "prendre le risque que la droite ne soit pas au second tour", dans une interview au journal Le Maine Libre de mercredi.

"Le plus grand danger pour la majorité, c'est la division. Imaginez qu'il y ait plusieurs candidats crédibles de la droite et du centre. C'est prendre le risque que la droite ne soit pas au second tour", affirme le Premier ministre dans cet entretien.

M. Fillon dit toutefois ne pas croire "qu'il y aura une telle division". "Pour ma part, je travaille au renforcement de l'unité de la majorité", repète-t-il.

Le 5 mars, dans une précédente interview au Figaro, le chef du gouvernement avait avancé que toute autre candidature à droite que celle de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle "ouvrirait un boulevard à la gauche", sans pour autant faire référence à la possibilité d'une élimination au 1er tour.

Mais, depuis lors, des sondages ont souligné la possibilité d'un tel scénario, face à la montée du FN conjuguée à une baisse des intentions de vote en faveur du chef de l'Etat.

Au Maine Libre, le Premier ministre réaffirme que Nicolas Sarkozy reste le mieux à même de représenter la droite en 2012.

"Il y a des constantes, des règles de la vie politique qui font que le président de la République sortant est, par définition, le meilleur candidat de sa famille politique", affirme-t-il.

"On l'a vu sous la gauche avec François Mitterrand en 1988, alors qu'il venait de traverser une période d'impopularité. C'est vrai pour Nicolas Sarkozy aujourd'hui", poursuit François Fillon.