Séisme et tsunami au Japon: «Beaucoup d'étrangers ont fui pour échapper à de possibles radiations»

CATASTROPHES Les habitants de l'île nippone se préparent à de possibles répliques et à un nuage radioactif...

Témoignages recueillis par Alexandre Sulzer

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Des experts sanitaires examinent des enfants pour vérifier s'ils montrent des signes de radiation, près de la centrale de Fukushima Daini, à Koriyama, le 13 mars 2011.
Des experts sanitaires examinent des enfants pour vérifier s'ils montrent des signes de radiation, près de la centrale de Fukushima Daini, à Koriyama, le 13 mars 2011. — REUTERS/Kim Kyung-Hoon

Des magasins de vivres vidés mais pas de panique à Tokyo. «On ne trouve plus d’eau ni de nourriture qui se conserve longtemps, comme les gâteaux secs», témoigne Kei, un Français qui travaille dans la capitale japonaise. «Il n'y a plus de casques ni de torches dans les magasins car les Japonais anticipent une réplique.»

«Echapper à une possible radiation»

Kei, lui, affirme avoir «préparé un sac à dos de survie. J’y ai mis un pull ou deux, de la nourriture, de l’eau et des batteries pour mon téléphone portable. Je l’emmène partout avec moi.» Paradoxalement, les rues de Tokyo offrent toujours des scènes de calme. «Les habitants restent zen et se tiennent informés. En revanche, beaucoup d’étrangers ont fui pour échapper à de possibles radiations.»

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C’est le cas de Jules, un avocat australien qui est parti à Osaka, à 400 km de là. «J’avais réservé un billet d’avion pour retourner à Melbourne. Je me suis finalement dit qu’Osaka était suffisamment éloigné pour échapper aux radiations. Mais beaucoup de mes collègues sont déjà repartis en Australie ou en Nouvelle-Zélande.»