Débat sur la laïcité: Borloo ne veut pas «braquer un révolver sur l'Islam»

RELIGION L'ancien ministre de l'Ecologie se montre très sceptique face à l'initiative du chef de l'Etat

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Centristes, gaullistes, libéraux etc: ces divisions ont rejailli avec le remaniement. Mais au-delà des personnes et des étiquettes, des "marqueurs" politiques anciens alimentent toujours les clivages à droite en 2010.
Centristes, gaullistes, libéraux etc: ces divisions ont rejailli avec le remaniement. Mais au-delà des personnes et des étiquettes, des "marqueurs" politiques anciens alimentent toujours les clivages à droite en 2010. — Miguel Medina afp.com

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a défendu dimanche sur France 2 la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, ajoutant que le débat sur la laïcité voulu par Nicolas Sarkozy ne devait pas apparaître comme «un revolver braqué» sur l'islam. Qualifiant de «loi extraordinaire» le texte de 1905, il a cité celui qui en avait été le rapporteur, Aristide Briand, qui ne voulait pas, selon lui, «que cette loi soit un revolver pointé contre l'Eglise». «Et bien la loi de séparation des Eglises et de l'Etat ne doit pas être comme un revolver à l'égard de l'islam», a déclaré Jean-Louis Borloo.

«Il y a des problèmes techniques»

«Nous sommes la plus grande communauté juive d'Europe, la plus grande communauté arabo-musulmane d'Europe, nous sommes la fille aînée de l'Eglise mais nous sommes d'abord la République et la laïcité, c'est notre pacte. Alors attention que la laïcité ne soit pas une arme braquée sur une religion», a insisté l'ancien ministre de l'Ecologie.

Sur ces questions de laïcité, «il y a des problèmes techniques, a-t-il poursuivi. Mais on peut avoir une haute autorité qui aide les maires des villes à démerder un certain nombre de problèmes, ce n'est pas du tout insurmontable», a-t-il poursuivi. L'UMP a prévu un débat sur la laïcité le 5 avril, dénoncé par la gauche comme «une version durcie du néfaste débat sur l'identité nationale» qui avait été abandonné par le gouvernement en 2010 après plusieurs dérapages.

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