«Aujourd'hui, quoi que je puisse avoir dans mon esprit, je le garde pour moi»

POLITIQUE Dominique Strauss-Kahn reste une fois de plus discret sur 2012, dans un documentaire diffusé sur Canal+...

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Dominique Strauss-kahn, lors du sommet du G20 le 5 novembre 2010.
Dominique Strauss-kahn, lors du sommet du G20 le 5 novembre 2010. — AFP

Le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn déclare, à propos de ses intentions pour la présidentielle de 2012, que «des calendriers ont été fixés» pour postuler à l'investiture socialiste, dans un documentaire dimanche sur Canal . «Je vois bien qu'il y a une attente, des gens m'arrêtent dans la rue. Cette décision, permettez moi de la garder pour moi», a déclaré DSK au cours de l'automne 2010 aux journalistes Nicolas Escoulan et François Lescalier, qui l'ont suivi pendant un an au FMI.

«Ce n'est pas des sujets légers et donc puisqu'il y a eu des calendriers qui ont été fixés, tous les gens qui sont susceptibles d'être candidats à gauche auront à se prononcer à ce moment là. Aujourd'hui, quoi que je puisse avoir dans mon esprit, je le garde pour moi», ajoute Dominique Strauss-Kahn, tenu par sa fonction à un strict devoir de réserve.

Le calendrier adopté en janvier par le PS - contre l'avis des strauss-kahniens, qui souhaitaient des délais plus longs -, prévoit un dépôt des candidatures avant le 13 juillet et un vote des sympathisants de gauche en octobre pour désigner leur champion.

De nombreuses allusions à 2012

Le documentaire de 52 minutes «Un an avec DSK», diffusé dimanche à la mi-journée, le montre dans sa vie quotidienne à la tête de l'institution internationale - DSK en réunion avec les grands argentiers de la planète, DSK en tournée africaine, DSK au tournoi de foot du FMI, mais aussi DSK en cuisine avec son épouse Anne Sinclair - et est parsemé d'allusions à l'échéance 2012.

DSK portant un T-shirt «Yes we Kahn» (en référence au slogan de Barack Obama pendant sa campagne présidentielle: «yes we can»). DSK répondant «oui» à un journaliste sud-coréen lui demandant s'il va se présenter à la présidentielle française, avant de se reprendre: «euh... je vais me présenter à votre président demain».

Et pratiquant une communication soigneusement dosée pour rester dans le cadre de ses contraintes au FMI tout en se rappelant au bon souvenir des Français. Toujours favori des sondages, DSK a cependant récemment enregistré une baisse.