Le Parti socialiste abrogera les dispositions de la réforme territoriale adoptée définitivement par le Parlement mercredi, et proposera une réforme "concertée et digne des enjeux de la décentralisation", selon un communiqué jeudi.
Le Parti socialiste abrogera les dispositions de la réforme territoriale adoptée définitivement par le Parlement mercredi, et proposera une réforme "concertée et digne des enjeux de la décentralisation", selon un communiqué jeudi. — Jacques Demarthon AFP/Archives

SOCIETE

Tirer au sort des hommes politiques, plus efficace que de voter?

C'est ce qu'affirment des mathématiciens qui ont tenté de modéliser le fonctionnement du Parlement...

Et si, finalement, les Grecs avaient trouvé la meilleure solution avec la Boulè et le tirage au sort des membres du Parlement? C'est le point de vue du mathématicien Alessandro Pluchino et de ses collègues de l'université de Catane.

Selon leurs recherches, reprises par la Technology Review du MIT, un système avec un Parlement basé sur deux partis fonctionne mieux si les députés et les sénateurs sont tirés au sort avec un nombre optimal d'élus indépendants introduit.

Dans le système actuel, en caricaturant, des centaines de millions d'euros sont dépensés dans de longues campagnes, des heures sont perdues en obstruction parlementaire et les systèmes n'échappent en général pas à la corruption, avec certains élus qui font passer leur intérêt, ou celui d'un groupe avant celui de l'ensemble de la société.

S'appuyant sur des travaux de l'économiste et historien Carlo Cipolla, Pluchino et son équipe ont ont divisés la population entre quatre catégories:

  • les personnes intelligentes, dont les actions produisent un gain pour eux et les autres
  • les naïfs (perte pour eux, gain pour les autres)
  • les bandits (gain pour eux, perte pour les autres)
  • les stupides (perte pour tout le monde)

Dans leur modèle, les élus peuvent soit proposer un projet de loi et voter pour/contre. Via des formules mathématiques compliquées, ils concluent que dans un système bipartite, les hommes politiques élus ont tendance à graviter autour d'un même comportement qui n'est que rarement le point optimal pour un gain pour le reste de la société.

Selon eux, plus on introduit des parlementaires indépendants tirés au sort, et plus le nombre de lois ajoutant de la valeur pour l'ensemble des citoyens augmente. Et pendant ce temps-là, les socialistes s'apprêtent à s'entredéchirer...