Les sondages font partie d'une "manipulation de l'opinion", selon Royal

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Ségolène Royal, candidate aux primaires PS pour la présidentielle, a jugé lundi que les sondages faisaient partie d'"une manipulation de l'opinion" et fustigé des études qui disent "tout et le contraire de tout" à quatorze mois de cette élection.

"Cela fait longtemps que je pense que les sondages font partie d'une manipulation de l'opinion", a réagi Ségolène Royal auprès de la presse, avant l'ouverture de son "université populaire participative" sur la valeur travail et la lutte contre le chômage.

"Ceux qui commanditent les sondages pensent qu'au fur et à mesure ils vont finir par influencer l'opinion", a-t-elle ajouté, s'étonnant par ailleurs que le gouvernement s'oppose à une proposition de loi UMP-PS visant à plus de transparence, déjà adoptée à l'unanimité par le Sénat.

"Je trouve curieux qu'à l'occasion de ce sondage-là, on soulève la crédibilité des sondages alors que depuis des mois et des mois, il y a des sondages qui sortent dans tous les sens pour dire tout et le contraire de tout, alors qu'on est à 14 mois de l'échéance", a-t-elle poursuivi.

La présidente de Poitou-Charentes réagissait au sondage Harris Interactive/Le Parisien publié dimanche et donnant Marine Le Pen (FN) en tête du premier tour de la présidentielle avec 23%, Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (PS) étant devancés avec chacun 21%.