Popularité: Sarkozy chute de 6 points (LH2)

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La cote de popularité du président Nicolas Sarkozy a chuté de 6 points à 32% en mars, son plus bas niveau depuis son accession à l'Elysée, malgré le remaniement de la semaine dernière, selon un sondage de l'institut LH2 pour le NouvelObs.com diffusé lundi.

Trente-deux pour cent des personnes interrogées ont une opinion positive du chef de l'Etat, contre 38% en février (-6). En revanche, 64% en ont une opinion négative contre 58% il y a un mois (+6) et 4% ne se prononcent pas (inchangé).

"Le remaniement ministériel de la semaine passée n'a visiblement pas eu d'effets positifs sur l'opinion des Français - probablement ébranlés par les récents ratés diplomatiques - ainsi que sur les soutiens traditionnels de l'UMP", écrit LH2. Nicolas Sarkozy "perd d'abord une partie de ses soutiens traditionnels", ajoute l'institut. Il recule de 10 points auprès des 65 ans et plus (à 42% d'opinions positives), de 10 points auprès des plus aisés (revenus du ménage de 3.000 euros et plus mensuels, à 29%), de 7 points auprès des retraités (à 41%) et de 3 points auprès des sympathisants de l'UMP (à 82%).

Le chef de l'Etat apparaît également coupé des catégories populaires, enregistrant de fortes baisses chez les Français ayant un niveau d'études inférieur au baccalauréat (-13 points à 30%), les plus modestes (-11 points chez les personnes résidant dans un foyer ayant un revenu mensuel de moins de 1.200 euros à 26%) et les ouvriers (-11 points à 23%).

Nicolas Sarkozy enregistre enfin ses plus fortes baisses chez les cadres (-23 points à 18%) et les plus jeunes (-20 points chez les 18-24 ans à 17%).

François Fillon cède pour sa part un point, avec 48% d'opinions positives contre 49% il y a un mois. Les opinions positives (44%) sont en baisse d'un point. 8% des personnes interrogées ne se prononcent pas, en hausse de 2 points (6%).

Selon LH2, "le couple exécutif enregistre de fortes baisses auprès de la base électorale traditionnelle de l'UMP, population qui apparaît démobilisée à un mois des cantonales et à un an de la présidentielle". "Si l'action internationale de la France permettait jusqu'alors à Nicolas Sarkozy de soigner sa popularité, la remise en question de la place de la France face aux enjeux internationaux a probablement ébranlé une partie de la population", poursuit l'institut.

Sondage réalisé du 4 au 6 mars par téléphone, auprès d'un échantillon de 955 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.