Le résultat des cantonales, «seul sondage avec une valeur politique sérieuse» selon Mélenchon

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Jean-Luc Mélenchon a estimé ce lundi que «le seul sondage qui puisse avoir une valeur politique sérieuse» était le résultat des élections cantonales (20-27 mars), pour lesquelles le coprésident du Parti de gauche espère un score à deux chiffres.

Lors d'une conférence de presse du Front de gauche, son probable candidat en 2012 a affirmé voir par ailleurs dans le sondage plaçant Marine Le Pen en tête de tous les candidats, «un glissement de leadership politique à l'intérieur de la droite entre Nicolas Sarkozy et le Front national», les gens préférant «l'original à la copie». Mais il a aussi pointé une «opération de pipeau purement commerciale». Pour l'eurodéputé, le résultat des cantonales «sera le seul sondage qui puisse avoir une valeur politique sérieuse» pour se projeter dans la présidentielle.

«Sondages à répétition sur des scénarios imaginaires»

Estimant que l'UMP et le PS ont trouvé en Marine Le Pen «une chienne de garde du système lâchée dans la pénombre des idées», il s'est à nouveau dit opposé à une candidature unique à gauche pour éviter un nouveau 21 avril : «tout ça est une manipulation».

«On dit candidature unique à gauche et à droite sans dire sur quels objectifs et quel programme!», a-t-il argué, alors que le PS «s'assoie à la table de Georges Papandreou [le Premier ministre grec]» et que se prépare le pacte de compétitivité européen, sorte de «super traité de Lisbonne anti-social».

A ses côtés, Pierre Laurent (PCF) a qualifié ces «sondages à répétition sur des scénarios imaginaires» d' «entreprise de spoliation du débat public», ne voyant «pas très bien pourquoi aujourd'hui on irait vers une candidature unique», «sinon à supprimer le premier tour» de la présidentielle.

Sarkozy invente des «diversions»

«Pourquoi n'y a-t-il aucun sondage sur les cantonales mais deux par jour sur une élection qui a lieu dans plus d'un an?», a demandé Jean-Luc Mélenchon pour qui l'UMP «va se prendre une raclée» aux cantonales, d'où «l'énergie» déployée par Nicolas Sarkozy pour «inventer des diversions».

Le Front de gauche sera présent dans un peu plus de 1.600 cantons, avec «un quart des candidatures» ayant «l'appui du NPA», a annoncé Jean-Luc Mélenchon.

Il a par ailleurs adressé «un message» au ministère de l'Intérieur, le mettant en garde «contre la tentation» de classer les listes Front de gauche sous le sigle Divers gauche, ce qui serait à ses yeux une «manipulation».