Procès Chirac: réactions politiques

© 2011 AFP

— 

Réactions au procès de Jacques Chirac qui doit s'ouvrir ce lundi devant le tribunal correctionnel pour les emplois présumés fictifs à la mairie de Paris :

- François Baroin, porte-parole du gouvernement, sur Europe 1 : "Jacques Chirac est un homme courageux". "Il a toujours assumé le fait depuis qu'il n'est plus président de la République d'être un citoyen ordinaire. Il est parfaitement dans l'état d'esprit d'apporter des réponses à la justice, il est parfaitement dans l'état d'esprit d'assumer ses responsabilités, toutes ses responsabilités, et il est parfaitement dans l'état d'esprit aussi de porter un discours de responsabilité utile à la société française".

- François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, sur France Info: "Il faut qu'il y ait procès (...) Ce rendez-vous avec la justice est incontournable. Non pas par acharnement, non pas par vengeance, mais parce que des faits ont été commis et qu'il y a eu pendant plusieurs années, par la présence de Jacques Chirac à l'Elysée, une protection, une immunité liée à ce statut de chef de l'Etat. Et donc, nécessairement, cela devait venir après sa sortie de l'Elysée". "J'ai de la considération pour Jacques Chirac, du respect pour la fonction qui a été la sienne comme président de la République. Donc je souhaite que la justice passe, mais avec équilibre et mesure".

- Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, sur Canal+: "Jacques Chirac, je suis comme les Français : je l'ai beaucoup combattu et puis en même temps aujourd'hui, j'ai une certaine tendresse" pour lui. "Aujourd'hui Jacques Chirac, son juge c'est l'histoire, c'est pas une cour".

- Valérie Pécresse (UMP), ministre de l'Enseignement supérieur, sur i-TELE et Radio Classique : "Ce procès, même si lui ne se dérobe pas, me met un peu mal à l'aise parce que j'ai l'impression que c'est un procès bien tardif, un procès qui est devenu pratiquement sans objet puisque le préjudice a été réparé pour la mairie de Paris. En mon for intérieur, j'ai le sentiment que les Français ont déjà jugé Jacques Chirac et que pour eux c'est un président qui a compté. Je ressens un malaise, un décalage entre ce que la France doit à Jacques Chirac et finalement ce procès qui arrive en bout de course, comme ça."