Sondage Le Pen: Baroin souhaite que Villepin retrouve sa place dans la majorité

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Le porte-parole du gouvernement François Baroin a souhaité lundi que Dominique de Villepin retrouve sa place dans la majorité "le plus vite possible" après le sondage donnant Marine Le Pen (FN) en tête du 1er tour en 2012.

Invité d'Europe 1, M. Baroin a toutefois jugé qu'un sondage effectué à 14 mois de la présidentielle "ne veut rien dire" et qu'il restait "très confiant pour l'avenir". "Cinq mois avant la présidentielle de 1995, un sondage mettait Jacques Chirac à 12%", ce qui ne l'a pas empêché d'être élu à l'Elysée, a rappelé le ministre du budget.

Selon un sondage Harris Interactive publié dimanche dans Le Parisien, la présidente du Front National arriverait en tête du premier tour de la présidentielle en 2012 avec 23% d'intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, à égalité à 21%.

"Moi, je ne vais pas passer les 14 mois qui restent, comme porte-parole du gouvernement, à commenter les sondages", a lancé M. Baroin.

"Je ne veux pas dire que cet institut de sondage manipule l'opinion, je dis simplement que c'est quand même curieux que (Dominique) Strauss-Kahn n'ait pas été testé", a-t-il ajouté, le patron du FMI n'étant pas été pris en compte dans l'enquête.

"Moi, je suis très confiant pour l'avenir, je suis très confiant du fait de ce que nous faisons: je veux dire qu'on a bien travaillé, que ce gouvernement travaille bien et que la manière dont le pays sort de la crise est à mettre au crédit de Nicolas Sarkozy. Ce sera utile pour lui dans 14 mois", a-t-il assuré.

M. Baroin a cependant estimé que si Dominique de Villepin "peut retrouver sa place" dans la majorité "le plus vite possible, ce sera aussi un élément de réponse à M. Louis Harris". "Je ne souhaite pas sa candidature" en 2012, a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy reçoit lundi l'ancien Premier ministre, pour la deuxième fois en quinze jours.

M. de Villepin a pour sa part estimé dimanche que la montée de Marine Le Pen était "d'abord la sanction d'une politique qui n'a pas de résultat" et "la sanction de l'abandon de la question sociale au profit de la question identitaire".

Le président fondateur du mouvement République solidaire a annoncé récemment qu'il quitterait l'UMP en 2011.