Le débat sur l'islam aura bien lieu assure Copé

POLITIQUE Selon le patron de l'UMP, il débouchera sur des «propositions concrètes»...

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Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, et son successeur à la tête du groupe majoritaire à l'Assemblée, Christian Jacob, ont plaidé pour "l'union sacrée" pour préparer une réélection de Nicolas Sarkozy en 2012, mardi immédiatement après l'élection de M. Jacob à la tête du groupe.
Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, et son successeur à la tête du groupe majoritaire à l'Assemblée, Christian Jacob, ont plaidé pour "l'union sacrée" pour préparer une réélection de Nicolas Sarkozy en 2012, mardi immédiatement après l'élection de M. Jacob à la tête du groupe. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Jean-François Copé a assuré ce mercredi que le débat controversé sur la «laïcité» et l'organisation d'un «islam de France» aurait «bien lieu» comme prévu à l'occasion d'une convention UMP, le 5 avril à Paris, et donnerait lieu à une série de «propositions très concrètes».

«Non! Non! On ne va pas reporter le débat. Le débat, il a bien lieu le 5 avril», a tranché le secrétaire général de l'UMP, en promettant que «les choses allaient s'apaiser» et que même les voix «les plus polémiques (allaient) s'essouffler».

Depuis l'annonce par Jean-François Copé d'une convention UMP sur l'exercice des cultes, et «singulièrement le culte musulman», plusieurs ténors de la majorité y compris au gouvernement ont émis des réserves ou dit leur opposition pure et simple au principe d'un débat sur la place de l'islam en France, invoquant les risques de stigmatisation de la communauté musulmane.

«C'est un débat sur la laïcité»

«Ce n'est pas un débat sur l'islam (...) c'est un débat sur la laïcité et (...) sur comment construire un islam de France», a-t-il précisé. Jean-François Copé s'exprimait à l'issue du bureau politique hebdomadaire de son parti où le sujet a été évoqué. Tout comme d'ailleurs au petit déjeuner de la majorité à l'Elysée, mardi, selon lui.

A cette occasion, le chef de l'Etat «n'a pas vraiment tranché et est resté très flou sur l'intitulé du débat tout en redisant que le rôle d'un parti était de lancer des débats», a précisé à l'AFP un cadre de l'UMP.

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