Nicolas Sarkozy a réuni François Fillon, Alain Juppé et Gérard Longuet pour parler politique étrangère

POLITIQUE «De nouvelles réunions dans ce même format se tiendront sur une base régulière»...

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Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, le 27 février 2011.
Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, le 27 février 2011. — SIPA

A peine remanié, le gouvernement est déjà aux fournaux. Nicolas Sarkozy a tenu mardi une «réunion sur les principaux dossiers de politique étrangère», à laquelle participaient le Premier ministre, le chef de la diplomatie et le ministre de la Défense, a indiqué l'Elysée. «De nouvelles réunions dans ce même format se tiendront sur une base régulière», a ajouté la présidence.

Cette réunion, qui n'était pas à l'agenda des activités officielles du président de la République, avait été annoncée par le ministre de la Défense, Gérard Longuet. Alors qu'il défendait au Sénat un projet de loi sur les exportations et importations d'armements, il avait quitté l'hémicycle peu avant 18h, expliquant être «convoqué par le chef de l'Etat, l'actualité internationale requiér(ant) à une réunion à l'Elysée la présence du ministre de la Défense». Peu après 18h, le Premier ministre François Fillon, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et Gérard Longuet étaient arrivés à l'Elysée, avait constaté un journaliste de l'AFP.

«Pas d'intervention militaire anticipée»

La France s'est distinguée mardi des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, en mettant en avant la nécessité d'un feu vert de l'ONU pour créer une zone d'exclusion aérienne en Libye et souligné le risque de réactions négatives du monde arabe. «Au stade où je vous parle, il n'y a pas d'intervention militaire anticipée», a dit à l'Assemblée nationale le nouveau chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

«Différentes options peuvent être étudiées, notamment celle d'une zone d'exclusion aérienne, mais je dis ici très clairement qu'aucune intervention ne se fera sans un mandat clair du Conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il précisé, réitérant une position exprimée la veille par le chef du gouvernement.