Pour Hervé Morin, MAM «aurait dû démissionner avant»

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Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a estimé dimanche que la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, qui a présentée sa démission au chef de l'Etat, aurait dû le faire avant.

"Elle a bien fait de démissionner. Je pense qu'elle aurait dû le faire avant", a estimé l'ancien ministre de la Défense au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

M. Morin a expliqué que les Français avaient "une nouvelle exigence de transparence et de vérité permanente et qu'il était donc nécessaire de construire "une nouvelle démocratie".

Il a proposé dans ce cadre une interdiction du cumul des mandats, des règles plus strictes sur les conflits d'intérêts et "un code de bonne conduite, de gouvernance". "Il faut qu'un chef de l'Etat ou un Premier ministre entrant en fonction indique très clairement le cadre dans lequel doit s'exercer une fonction ministérielle et que toute personne qui dépasse ce cadre soit démissionnée immédiatement", a-t-il lancé.

En ce qui concerne Mme Alliot-Marie, "ce qu'on peut regretter, c'est que le président de la République ne l'ait pas fait avant" car "nous avions une politique étrangère assignée à résidence", a fait valoir le président du NC.

"Il se passe un mouvement extraordinaire au Maghreb de peuples qui accèdent à la démocratie. Nous avons besoin de faire le tour des capitales arabes pour accompagner cette démocratie, pour faire entendre la voix de la France et relayer les attentes de ces peuples au sein de l'Union européenne. Eh bien, tout cela, nous ne pouvions pas le faire", a-t-il regretté.

Pour M. Morin, "Mme Alliot-Marie n'a pas commis de faute au sens juridique du terme". "Elle a commis des erreurs en ayant plusieurs versions (de son voyage en Tunisie) et n'a pas appréhendé ce qui était en train de se passer", a-t-il souligné.

"Quand on porte les valeurs universelles de la France, on doit accompagner ces démocratie plutôt que de se dire qu'il vaut mieux un bon dictateur ou un bon régime autoritaire plutôt d'une démocratie dans laquelle on ne sait pas où cela pourrait finir", a-t-il lancé.