NKM annonce «un plan d'urgence pour la sécurisation» des voies SNCF

TRANSPORT Après l'acte de vandalisme sur une ligne qui a bloqué 30.000 passagers ce samedi...

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Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, le 27 janvier 2011.
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, le 27 janvier 2011. — DUPUY FLORENT/SIPA

La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a annoncé samedi qu'elle allait lancer «un plan d'urgence pour améliorer la sécurisation des voies» ferroviaires après que 30.000 voyageurs ont été bloqués en Rhône-Alpes en raison d'un acte de vandalisme sur une ligne SNCF.

S'exprimant depuis le centre national des opérations de contrôle de la SNCF près de la gare de l'Est à Paris, la ministre a qualifié l'incident de «vandalisme ou de vol de cuivre». «Une enquête est en cours», a-t-elle confirmé en rappelant que «cinquante vols de ce type» ont lieu par semaine, pour un coût de «30 millions d'euros par an» à la SNCF.

«Sabotage»

Pour «prévenir les actes de délinquance sur le réseau», la ministre a annoncé qu'une réunion allait être organisée cette semaine, à un jour qui n'est pas encore fixé, «avec la SNCF, RFF et secrétaire d'Etat aux transports, Thierry Mariani». Ce dernier, s'exprimant plus tôt dans la journée, s'est dit «scandalisé» et a parlé de «sabotage».

«Plusieurs mesures sont envisagées», a ajouté NKM. Elle a cité «un contrôle renforcé des installations, un marquage des cables pour gêner la revente et la mise en place d'un dispositif d'alertes automatiques par GSM en cas de rupture de cables». La ministre a également souhaité que les mesures qui avaient commencé à être prises pour un coût de 12 millions d'euros sur trois ans «montent fortement en gamme» pour un total de 40 millions d'euros sur 18 mois.

«La mise en protection est urgente»

Le financement supplémentaire devrait être assuré par l'Agence française d'infrastructure des transports (Afit) et RFF, car «la mise en protection est urgente». Les vols n'ont jamais été aussi nombreux en raison de la flambée du cours du cuivre qui atteint aujourd'hui environ 10.000 euros la tonne. Pour sa part, la SNCF a dit que la ligne vandalisée avait été réparée vers 18h, permettant aux trains retenus entre Bourg-Saint-Maurice et Chambéry de repartir progressivement.

Un plan d'urgence a été mis en place gare de Lyon à Paris où environ 4 à 5.000 voyageurs sont attendus entre 1h et 5h du matin dans six TGV qui ont de 4 à 6 heures de retard. Des bus, des taxis et des trains supplémentaires sont prévus pour acheminer les voyageurs vers leur destination finale, ainsi que des moyens renforcés de police de la RATP et de la SNCF.