Patrick Devedjian souhaite «arrêter» le débat sur l'Islam voulu par Sarkozy

POLITIQUE Il estime qu'il profite au Front national...

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Patrick Devedjian a affirmé lundi qu'entre lui et Nicolas Sarkozy, son ami de "plus de 30 ans", il y avait désormais son fils Jean, et il s'est dit "sûr" que si le chef de l'Etat voulait lui faire perdre la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, il y parviendrait.
Patrick Devedjian a affirmé lundi qu'entre lui et Nicolas Sarkozy, son ami de "plus de 30 ans", il y avait désormais son fils Jean, et il s'est dit "sûr" que si le chef de l'Etat voulait lui faire perdre la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, il y parviendrait. — Lionel Bonaventure afp.com

La réélection du président de la République Nicolas Sarkozy en 2012 sera «difficile», estime Patrick Devedjian dans une interview au JDD à paraître dimanche, qui conseille à la majorité d'être «unie» face à cette échéance. «Ça va être difficile. C'est la raison pour laquelle la majorité devrait être unie et ne pas passer son temps à des querelles d'ambitions personnelles», a répondu Patrick Dededjian au journaliste qui lui demandait si la réelection de Nicolas Sarkozy était «mal engagée»

«Prêt à se battre»

«Le bilan du président est généralement apprécié, a commenté l'ancien ministre. Ce qui lui est reproché c'est plutôt une attitude sur des questions de forme et rarement pour des raisons de fond. Comme sa spontanéité qui a un côté sympathique, mais qui n'est pas attendue dans la fonction de président de la République.»

Devedjian a par ailleurs conseillé d'«arrêter» le débat sur l'islam souhaité par le président «car il profite d'abord au Front national qui le dénature et exacerbe les passions». Interrogé sur les élections cantonales dans les Hauts-de-Seine, où son poste de président du conseil général est convoité notamment par les élus de Levallois-Perret et époux Patrick et Isabelle Balkany, Devedjian s'est dit «prêt à se battre» pour sa réelection. Il a dit qu'il «ferait connaître (son) programme prochainement.»

A la question de savoir si l'UMP pourrait connaître des «déboires" aux cantonales dans son département, Devedjian s'est montré «inquiet pour le canton de Levallois qu'Isabelle Balkany a abandonné», taclant au passage sa rivale, par ailleurs vice-présidente du conseil général.