Remaniement: «Peu importe ce qu'il se passera quand j'atterrirai à Paris», lance MAM

POLITIQUE Et parle de «preuve d’amour» de son compagnon, Patrick Ollier, qui dit vouloir quitter le gouvernement si elle est limogée…

Alexandre Sulzer, à Koweït (avec M.P.)

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Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, dans les salons de l'aéroport de Koweït, le 25 février 2011.
Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, dans les salons de l'aéroport de Koweït, le 25 février 2011. — Alexandre Sulzer / 20minutes.fr

Alors que le microcosme politique la donne partante du gouvernement ce week-end, Michèle Alliot-Marie, en déplacement au Koweït, reste «sereine». «Je fais mon travail», notamment sur «les affaires libyennes», a-t-elle martelé à quelques médias, dont 20 minutes, ce samedi matin à son hôtel, peu avant les cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance du Koweït.

«Une jolie preuve d’amour»

Sera-t-elle limogée dimanche comme certains ministres, sous couvert d’anonymat, l’affirment? MAM répond simplement qu’elle n’a aucun «rendez-vous» prévu avec le chef de l’Etat mais qu’elle lui téléphonera dimanche matin «pour lui rendre compte de son action comme je le fais à chaque fois», a expliqué  la ministre des Affaires étrangères.  «Peu importe ce qui se passera quand j'atterrirai à Paris, aujourd'hui, je suis totalement dans mon travail de ministre des Affaires étrangères.»

Et quand à savoir si elle ne trouve pas humiliant d'entendre toutes ces rumeurs sur son compte en provenance de la capitale, MAM reste de marbre: «Il n'est jamais humiliant d'être au travail, surtout quand il s'agit de représenter la France. Paris, c'est Paris, les rumeurs sont rumeurs.» Interrogée sur la déclaration de son compagnon à la ville et collègue au gouvernement, Patrick Ollier, qui a affirmé qu’il quitterait son ministère si MAM était limogée, la ministre a répondu: «C’est sans doute une boutade. En tout cas une jolie preuve d’amour». 

Elle travaille

Au Koweït, Michèle Alliot-Marie fait comme si son sort n'était pas en suspens. Elle travaille. Elle a notamment recontré son homologue méxicain pendant trente minutes pour évoquer l'affaire Florence Cassez. Interrogée sur l'éventuelle rançon versée pour la libération des trois otages, la ministre a dit n'en savoir «rigoureusement rien».  «Il faut être extrêmement discret dans ce genre d’affaires», a-t-elle ajouté.