Sarkozy se moque des contradictions de DSK sur les salaires

POLITIQUE Nicolas Sarkozy a ironisé mercredi en Conseil des ministres sur ...

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Nicolas Sarkozy serait largement battu au second tour par Dominique Strauss-Kahn (38% contre 62%), mais il serait aussi défait face à Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal, si l'élection présidentielle avait lieu maintenant, selon un sondage TNS-Sofres publié mardi.
Nicolas Sarkozy serait largement battu au second tour par Dominique Strauss-Kahn (38% contre 62%), mais il serait aussi défait face à Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal, si l'élection présidentielle avait lieu maintenant, selon un sondage TNS-Sofres publié mardi. — Eric Feferberg afp.com

Nicolas Sarkozy a ironisé mercredi en Conseil des ministres sur Dominique Strauss-Kahn en mettant en exergue des contradictions entre ses propos sur les salaires et la position du Fonds monétaire international dans ce domaine, a rapporté à l'AFP un membre du gouvernement.

Lors de ce Conseil des ministres, le chef de l'Etat a rappelé qu'il avait reçu la semaine dernière les banquiers centraux, dont le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui considère que la "dernière bêtise à faire en Europe" est d'augmenter les salaires.

Or, a poursuivi Nicolas Sarkozy, "j'aimerais bien savoir la position du directeur général du FMI", alors que "le FMI a imposé depuis deux ans des baisses de salaires au Portugal, en Irlande...".

Il s'est demandé "qui s'exprimait dimanche soir sur France 2, le directeur général du FMI, Mme Sinclair ou Dominique Strauss-Kahn" en préconisant une hausse des salaires en France. "Quel dommage de ne pas avoir posé la question", a-t-il dit.

Invité du 20H00 de France 2, Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI et candidat favori des sondages pour porter les couleurs du PS à la présidentielle, s'était ému qu'en France "plus de 6 millions de salariés gagnent moins de 750 euros par mois", en plaidant pour une prise en compte de la "souffrance sociale".