La tribune de diplomates dans «Le Monde», un «tract politique» selon Guaino

DIPLOMATIE Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y voit le signe que «la campagne électorale a commencé» pour la présidentielle de 2012...

© 2011 AFP

— 

CHAMUSSY / SIPA

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino a qualifié ce mercredi de «tract politique» la tribune de diplomates parue dans Le Monde critiquant la politique extérieure de la France. Il y voit le signe que «la campagne électorale a commencé» pour la présidentielle de 2012. «C'est un tract politique qui a toutes les caractéristiques du tract, d'abord dans la façon de s'exprimer», en ce qu'«il n'y a pas d'argumentation, juste des jugements à l'emporte-pièce et enfin dans le fait qu'il est anonyme comme un tract», a déclaré M. Guaino sur France Info.

Les auteurs de cette tribune «qui sont-ils? De jeunes ambitieux qui cherchent des places, des diplomates retraités aigris?» s'est-il interrogé. Cette publication montre que «la campagne électorale a commencé. Voilà, nous en avons les premières manifestations», a-t-il estimé.

«Le domaine réservé du président depuis le début de la Ve République»

Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde daté de mercredi, un groupe de diplomates français, baptisé «Marly», rejette la responsabilité des «déboires» récents de la politique extérieure en Tunisie, Egypte ou au Mexique sur Nicolas Sarkozy et son entourage, accusés «d'amateurisme» et «d'impulsivité». Il déplore que l'Elysée n'ait «pas tenu compte des analyses» des ambassades.

«La politique étrangère de la France, c'est le domaine réservé du président de la République depuis le début de la Ve République», a répliqué le conseiller spécial du chef de l'Etat. «Il n'a jamais été question que ce soit les chefs de bureaux de tel ou tel ministère qui fassent la politique étrangère. Les diplomates font de la diplomatie, le gouvernement fait de la politique étrangère.» «Les notes des diplomates servent à éclairer la décision mais elles ne font pas la décision», a-t-il insisté.