Primaires socialistes: Ségolène Royal entend veiller au respect des règles

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Ségolène Royal, candidate aux primaires socialistes, a assuré mardi soir devant des militants à Fort-de-France (Martinique) qu'elle veillerait au respect de règles "claires" des primaires et au rassemblement derrière le vainqueur.

"Les militants ne toléreront pas que les règles ne soient pas claires, que les procédures ne soient pas transparentes et qu'une fois le vote fait, que tout le monde ne se rassemble pas derrière celui ou celle qui sera désigné", a assuré l'ex-candidate à l'Elysée devant une centaine de militants réunis dans un hôtel.

"Vous pouvez compter sur moi pour respecter ces règles, pour les faire respecter et faire en sorte que, le moment venu, le rassemblement se fasse", a-t-elle affirmé. "La victoire se fera dans l'union et le rassemblement", a-t-elle réaffirmé sous les applaudissements.

A son côté, le patron de la fédération PS de l'île, le député PS Louis-Joseph Manscour lui a demandé d'être leur "ambassadrice" pour dire "que le moment est venu" de se "rassembler" et de pouvoir faire "taire nos divergences". "Tu es très aimée en Martinique (...) tu as de la détermination", a-t-il souligné. "D'autres viendront mais tu es venue avant... on dit chez nous +boeuf douvant boué dlo clai+ (ceux qui viennent avant boivent l'eau claire)! "a-t-il lancé.

"Mwa pa moli" (moi je ne faiblis pas) a répondu en créole Mme Royal.

Ayant "entamé un tour de France, de la France qui espère autre chose et aussi de la France qui souffre", elle a également dénoncé un "échec cuisant de la politique de Sarkozy et de son gouvernement", jugeant que la France était "dirigée par des incompétents".

"Plus de 230 postes supprimés en Martinique dans l'Education nationale. N'est-ce pas une honte?" s'est-elle exclamée, alors que le ministre de l'Education Luc Chatel était mardi à Fort-de-France, dans un climat social tendu. "C'est un des départements les plus durement frappés par les atteintes portées à l'Education nationale. Est-ce le moment en pleine crise économique, au moment où le chômage des jeunes bat des records, de se désinvestir de l'Education nationale?", a lancé la présidente de Poitou-Charentes.