Les critiques envers DSK (2/4): En-a-t-il vraiment envie?

POLIQUE Les critiques récurrentes envers DSK, et les façon pour lui de se défendre...

Maud Pierron

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Dominique Strauss-Kahn, le 4 décembre 2010, à Bruxelles.
Dominique Strauss-Kahn, le 4 décembre 2010, à Bruxelles. — G. GOBET/ AFP

Dominique Strauss-Kahn est sous le feu des critiques. De la droite comme de la gauche radicale puisque Jean-Luc Mélenchon en a fait un de ses principaux adversaires. La petite phrase d’Anne Sinclair la semaine dernière a rendu sa candidature potentielle en 2012 un peu plus probable. Provoquant un déluge nouveau d’attaques de la majorité. D’ici à son retour en France, vendredi, 20minutes.fr fait le tour des critiques les plus récurrentes adressées au directeur du FMI.  Et sur les réponses que ce dernier peut y apporter.

Deuxième volet: En-a-t-il vraiment envie?

>> Retrouvez ici le premier volet: il ne rassemble pas la gauche

C’est une critique souvent adressée à Dominique Strauss-Kahn. Déjà en 2006, lors de la campagne des primaires, sa nonchalance était pointée par ses adversaires. Même l’ambassadeur américain en France l’avait remarqué, comme l’a révélé un câble diffusé par WikiLeaks: «L'impression donnée est que, tout en étant peut être le plus capable et le plus qualifié des candidats socialistes, il lui manque le feu sacré qui pourrait le propulser vers la victoire»,  écrivait le diplomate. En 2011, l’argument fonctionne toujours. «DSK n’est pas un guerrier, il n’a pas la niaque. Je ne pense pas qu’il soit à même de tenir le choc d’une campagne», a lâché dans Le Parisien Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement, relayant les propos d'autres membre de la majorité.  Pour appuyer leurs critiques, les anti-DSK pointent son silence permanent qui traduirait son hésitation voire sa peur, selon Christian Jacob et Jean-François Copé.

La défense

Sauf qu’évidemment, c’est oublier que Dominique Strauss-Kahn, de par ses fonctions au FMI, a interdiction de commenter la vie politique française, a fortiori de faire acte de candidature.  «Martine Aubry ne se prononcera pas avant l’été, Hollande après les cantonales. Au nom de quelle urgence impétueuse faudrait-il que lui se dévoile», demande François Patriat, strauss-kahnien déclaré. 

Mais pour un candidat qui n’aurait prétendument pas envie, il se prépare tout de même beaucoup. «Il se tient au courant quotidiennement des problèmes de la France, au niveau économique mais pas que», confirme ce soutien de DSK, qui prépare des notes pour le socialiste, au cas où. «Il rencontre beaucoup de monde, des politiques, des personnes de la société civile. Il consulte énormément», ajoute-t-il. Tant à Washington que lors de ses passages réguliers et plus ou moins médiatisés en France.  Des notes sur tous les sujets clés sont rédigées à son attention par des «petites mains». En plus de ses fonctions au FMI, prenantes, il trouve donc du temps pour jeter un coup d’œil sur la situation de la France.

Au final, les proches de Dominique Strauss-Kahn font valoir que s’il n’avait pas envie de participer à la primaire socialiste et donc de s’engager, il aurait déjà dit que ça ne l’intéressait pas. Et que son silence, au contraire, indique qu’il se prépare.

Lire le premier volet: DSK ne rassemble pas la gauche
Lire le troisième volet: Deconnecté des réalité, il représente« l'ultra gauche caviar»

Lire le quatrième volet: Il est de droite