L'affaire Cassez menace l'année du Mexique en France

DIPLOMATIE La condamnation de Florence Cassez pourrait perturber les manifestations culturelles...

Vincent Vantighem

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La Française Florence Cassez est détenue au Mexique depuis cinq ans.
La Française Florence Cassez est détenue au Mexique depuis cinq ans. — REUTERS

La prise de position a surpris. D’autant plus qu’elle émane de la principale intéressée. Contrairement à Michèle Alliot-Marie ou même à ses parents, Florence Cassez n’a pas appelé, ce week-end, au boycott de l’année du Mexique en France.

Son ultime recours rejeté par la justice mexicaine, la Française de 36 ans doit encore passer 55 ans en prison. Elle considère même que l’année du Mexique sera l’occasion de parler de sa cause. «Le pire qui pourrait m’arriver, c’est l’oubli», a-t-elle confié à France Info.

Frank Berton aussi a été surpris par cette déclaration. «Je pense qu’elle a subi des pressions, confie l’avocat de Florence Cassez. On a dû lui dire de ne pas appeler au boycott sinon elle serait transférée dans une prison haute sécurité. Et ça, c’est sa pire crainte...»

Réunion lundi soir à l’Elysée

Le choc de la condamnation passé, la diplomatie française réfléchit maintenant à la meilleure position à adopter. Vendredi, Michèle Alliot-Marie avait indiqué qu’elle ne participerait à aucune  manifestation culturelle.

Dimanche, son entourage nuançait un peu: «Il y a beaucoup de choses d’organisées, beaucoup de choses financées. On doit voir ça avec l’Elysée.» Lundi soir, Nicolas Sarkozy doit, en effet, recevoir la famille de Florence Cassez et prendre position sur le sujet.

«C’est évident que cette condamnation va avoir des conséquences, confie un de ses proches conseillers. Que ce soit sur nos relations bilatérales ou sur l’année du Mexique en France.» De son côté, les autorités mexicaines se contentent de dire qu’ils ont été «invités» par la France et que ce débat ne les concerne donc pas.