Pour la droite, DSK incarne la «gauche ultra-caviar»

POLITIQUE La majorité se lâche depuis la petite sortie d'Anne Sinclair...

C. F. avec Reuters

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ARGYROPOULOS / SIPA

La droite a redoublé de critiques ce dimanche contre Dominique Strauss-Kahn, candidat potentiel du Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle.

Pour le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) qui entretient le mystère sur ses intentions élyséennes pour l'instant, incarne une «gauche ultra-caviar».

«De droite et pas de gauche»

«Je ne sais pas si c'est un homme d'argent mais si on le juge à l'aune des 35 heures, ce n'est pas l'homme de la réussite sur le plan de la politique», a renchéri le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob.

Sur radio RCJ, Pierre Lellouche a douté de la capacité de Dominique Strauss-Kahn à rassembler la gauche. «C'est un bon candidat mais en même temps est-ce qu'il rassemble son propre camp? Parce que c'est quand même la gauche ultra caviar», a dit le secrétaire d'Etat.

«Beaucoup de gens de gauche que je connais considèrent qu'il est de droite et pas de gauche», a-t-il insisté. Christian Jacob a raillé l'indécision de Dominique Strauss-Kahn, contraint par les statuts du FMI au silence sur ses ambitions nationales.

La sortie d'Anne Sinclair critiquée

«Je trouve un peu surprenant qu'un homme d'Etat soit aussi incapable de décider et de trancher, de dire si oui ou non il a l'intention d'être candidat. Qu'il fasse dire à son épouse des petites phrases qui sont interprétées, sur-interprétées, je crois que tout cela finit par confiner au ridicule», a-t-il estimé sur Radio J.

Anne Sinclair a expliqué dans Le Point qu'elle ne souhaitait pas que son mari brigue un deuxième mandat à la tête du FMI, ce qui a relancé les spéculations sur le retour de l'ancien ministre de l'Economie sur la scène politique française, avec 2012 pour ligne de mire.

Des primaires de «bobos»

«Dominique Strauss-Kahn, c'est celui qui a raisonné suffisamment faux pour inventer les 35 heures. Si (le premier secrétaire du Parti socialiste) en était le bras armé, celui qui a été complètement à côté de la plaque dans le raisonnement (...) c'est bien Dominique Strauss-Kahn», a-t-il insisté.

Le dirigeant UMP a dénoncé les primaires «de bobos» organisées par le PS, synonymes à ses yeux du «mépris» de la gauche pour le monde rural. «Les bobos, Dominique Strauss-Kahn les incarne plutôt bien», a-t-il jugé. «Ce n'est pas l'image de la France, de la France rurale, des territoires.»