Mélenchon à propos du congrès du NPA: «Quel gâchis!»

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Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, s'est dit «très déçu» du congrès du NPA qui travaille ce dimanche à huis clos sur un «appel» au «rassemblement anticapitaliste», vu par beaucoup comme un leurre masquant la candidature d'Olivier Besancenot à la présidentielle.

«Quand même quel gâchis!», écrit sur son blog le probable candidat du Front de Gauche à la présidentielle, se disant «très déçu». Pour lui, la déclaration à venir du NPA est une «mauvaise plaisanterie qui commence par exclure le Front de Gauche que les docteurs de la vraie foi jugent impur».

«Le PS devant pour toujours et la LCR au chaud derrière»

Affirmant avoir «fait tout ce que nous avons pu» pour l'unité de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon estime que le NPA se satisfait du «maintien de l'ordre à gauche» : «Le PS devant pour toujours et la LCR au chaud derrière: voilà le rêve! Car la LCR (devenue NPA, ndlr) est toujours là.»

Le NPA, intransigeant sur l'indépendance face au PS, «retourne aux formules prétextes, aux petits jeux de positionnement formels» et «la suite est connue d’avance»: «En juin prochain, après une surenchère d’appels unitaires, (...) les dirigeants du NPA vont s’accorder sur la candidature d’Olivier Besancenot.»

«Lui s’y "résignera" pour maintenir en place la majorité du NPA qui ne s’accorde que sur son nom. Pour la troisième fois» assure-t-il, en référence à Olivier Besancenot, déjà candidat à l'élection présidentielle en 2002 et 2007.

«De qui parle le NPA?»

«Alors quelle est cette "gauche anticapitaliste" à laquelle s’adresse le NPA? Qui est-ce? Une fois éliminés le Front de Gauche et des partenaires (...), qui reste-t-il? De qui parle le NPA ? Si sa formule a un sens concret, il reste Lutte ouvrière (LO), le Parti ouvrier indépendant (POI). C’est bien ça ?», demande l'eurodéputé.

«Ni LO ni le POI n’ont l’intention de s’en remettre à Besancenot» et, pour lui, il en est donc «fini» d'un NPA qui semblait, à ses débuts, «signifier la fin de l’impuissance de l’autre gauche et de sa marginalisation dans des divisions incompréhensibles».