Nadine Morano estime que Michèle Alliot-Marie «n'a pas fait de faute» mais s'interroge sur une «maladresse politique»

POLÉMIQUE n tout cas, elle, elle ne serait «pas partie en vacances en Tunisie»...

Julien Ménielle
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Nadine Morano, ministre chargee de l'apprentissage et de la  formation professionnelle, visite le centre d'apprentissage CFA SACEF  (centre de formation des apprentis), sur le theme des enjeux de  l'apprentissage, levier cle de l'insertion professionnelle des jeunes. 
 
Nadine Morano, ministre chargee de l'apprentissage et de la formation professionnelle, visite le centre d'apprentissage CFA SACEF (centre de formation des apprentis), sur le theme des enjeux de l'apprentissage, levier cle de l'insertion professionnelle des jeunes.   — DURAND FLORENCE/SIPA

S’il n’y avait pas eu son compagnon pour la défendre, Michèle Alliot-Marie aurait pu se sentir un peu seule. Critiquée pour avoir profité du jet privé d’un de ses amis présenté comme un proche de Ben Ali, pendant ses vacances de Noël en Tunisie, la ministre peut désormais compter sur Nadine Morano. Jusqu’à un certain point.

«En ce qui me concerne je ne serais pas partie en vacances en Tunisie»

La ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle a estimé, ce jeudi sur I>Télé, que la garde des Sceaux n’avait pas dépensé «l’argent du contribuable», opposant à l’affaire le cas d’Alain Joyandet. «J’estime qu’elle n’a pas fait de faute, après est-ce que c’est une maladresse politique... ?», a cependant pondéré Nadine Morano.

«En ce qui me concerne je ne serais pas partie en vacances en Tunisie», a poursuivi la ministre, tout en dénonçant un «ball-trap» contre sa consoeur. «Demain on n’aura plus le droit de monter dans une voiture», a ironisé la ministre, rappelant la défense de sa consoeur, qui affirme n’avoir fait que bénéficier d’un court vol proposé par un ami pour éviter des embouteillages.

«On peut démissionner en France, rappelez-vous Chevènement»

Spéculant sur d’éventuels «contacts informels avec des élus» sur place pendant ses vacances pour mieux comprendre la situation tunisienne, Nadine Morano a refusé de prendre position dans le cas MAM. «S’il y a eu faute ou maladresse», c’est à François Fillon et à Nicolas Sarkozy de prendre des décisions, a-t-elle estimé.

«On peut démissionner en France, rappelez-vous Chevènement», a répondu la ministre au journaliste qui lui demandait pourquoi la pratique était si rare en France. Mercredi, Michèle Alliot-Marie a de son côté écarté cette éventualité, réclamée par l’opposition.