"Union" alsacienne: Richert pour un référendum fin 2011

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Philippe Richert, ministre chargé des Collectivités territoriales et président du conseil régional d'Alsace, a souhaité vendredi qu'un référendum puisse être organisé fin 2011 en Alsace sur le principe d'une "union" des deux conseils généraux, Bas-Rhin et Haut-Rhin, et du conseil régional.

M. Richert a estimé qu'une telle consultation de la population de sa région pourrait avoir lieu "avant la fin de l'année", lors d'une rencontre avec la presse à Strasbourg.

Il a expliqué que dans un premier temps, un groupe de travail chargé de réfléchir à cette union, composé d'élus locaux des deux départements et du conseil régional d'Alsace serait mis sur pied "fin mars, début avril", après les élections cantonales (20 et 27 mars).

Philippe Richert --en tant que président du conseil régional -, le président du conseil général du Haut-Rhin Charles Buttner et celui du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel (tous trois UMP) avaient conclu le 22 janvier un accord de principe visant à "expérimenter une intercollectivité --le Congrès ou Conseil d'Alsace-- correspondant à l'union des deux conseils généraux et du conseil régional".

La loi du 16 décembre 2010 sur les collectivités territoriales prévoit l'élection en 2014 d'un nouveau type d'élu local, le conseiller territorial, appelé à siéger à la fois au conseil général et au conseil régional.

Le groupe de travail sur le point d'être créé en Alsace "va travailler sur le sujet pour voir comment on va faire. Est-ce que ensuite on fusionne ou pas, c'est la question qui vient en bout de course. Aujourd'hui on n'a même pas commencé le travail de concertation", a souligné vendredi M. Richert.

"L'objectif est d'arriver à la mise en place de politiques unies sur l'ensemble de l'Alsace", ont expliqué dans un communiqué commun MM. Richert, Buttner et Kennel, en évoquant aussi l'élaboration d'une "loi spécifique définissant les conditions d'organisation du Conseil d'Alsace".

"Il s'agit avant toute chose que ce travail en commun permette plus d'efficacité et de cohérence, de gagner en lisibilité pour les concitoyens et d'entraîner une simplification des différents dispositifs d'intervention", ont-ils fait valoir.

Ils ont insisté sur le fait que cette "expérimentation pourrait précéder l'échéance de 2014 tout en préservant la possibilité à la fois d'une réversibilité comme celle d'évolutions ultérieures".