La gauche de la gauche et Eva Joly en Tunisie

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Pierre Laurent (PCF), Olivier Besancenot (NPA), mais aussi Eva Joly (EELV), plusieurs représentants de la gauche de la gauche française et des élus écologistes ont décidé de se rendre en Tunisie pour soutenir "la révolution de Jasmin" après la chute du régime de Ben Ali.

Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot est arrivé mercredi pour deux jours à Tunis avec une "petite délégation" pour aller voir de plus près "le processus révolutionnaire".

"J'ai cette particularité d'appartenir à une génération de révolutionnaires qui a milité jusqu'à présent sans révolution existante et ce qui se passe en Tunisie c'est la preuve justement qu'à chaque instant tout peut survenir", s'est réjoui M. Besancenot interviewé depuis Tunis sur France Info.

Le leader du NPA devait rencontrer des représentants de la gauche tunisienne, notamment Hamma Hammami, dirigeant du PCOT (Parti communiste des ouvriers de Tunisie) ainsi que des syndicalistes et des associations des droits de l'Homme".

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a pour sa part annoncé mercredi dans un communiqué qu'il se rendrait en Tunisie les 1er et 2 février, avec une délégation, pour "apporter un soutien actif à la révolution tunisienne et à l’action des démocrates et des progressistes tunisiens". Il prévoit "un ensemble de rencontres politiques et sociales".

La députée européenne Eva Joly, candidate à l'investiture d'Europe Ecologie-Les Verts pour 2012, a annoncé sa présence en Tunisie de mercredi à vendredi, avec une autre eurodéputée d'EELV Hélène Flautre.

Les deux élues ont prévu de nombreuses rencontres avec "des associations de défenseurs des droits de l'Homme, des journalistes indépendants, des avocats, des blogueurs cyberdissidents, des syndicalistes, des magistrats, des opposants politiques. Mais également les victimes et familles de victimes de la répression violente par le régime".

Elles entendent notamment évoquer "avec les acteurs de la révolution de Jasmin les conditions de mise en place d'une commission +justice et vérité+ visant à faire toute la lumière sur les agissements du régime Ben Ali durant les vingt-trois ans de dictature".

Le Parti socialiste n'a pour l'instant annoncé aucun déplacement, mais "quand se produit une révolution, que c'est une transition démocratique forte, impressionnante qui se passe dans un pays ami, évidemment il faut y aller", a déclaré mercredi le député PS du Doubs Pierre Moscovici invité de Questions d'Info LCP/France Info/AFP.