Aubry: "rien de méchant" contre Royal, "même impatience" de gagner en 2012

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La première secrétaire du PS Martine Aubry a assuré mardi que ses propos sur Ségolène Royal "un petit peu impatiente" n'avaient "rien de méchant", soulignant avoir "la même impatience" que l'ex-candidate à l'Elysée de voir la gauche l'emporter en 2012.

"Ségolène a demandé que Dominique (Strauss-Kahn) et moi nous donnions notre réponse plus tôt" pour une éventuelle candidature aux primaires pour 2012, "j'ai rappelé qu'il y avait un agenda et j'ai dit : +là, Ségolène est un petit peu impatiente+", a expliqué Mme Aubry sur Europe 1.

La veille sur la même antenne, Mme Royal avait jugé "bien décevant" que la maire de Lille ait tenu de tels propos.

"Franchement, ça n'avait rien de méchant, ce que je sais, en tout cas c'est que Ségolène et moi, on a la même impatience, c'est d'arriver en 2012 pour retrouver la France, et nous faisons tout pour cela", a assuré la numéro un du PS. "J'aimerais mieux qu'on nous montre main dans la main plutôt que d'essayer en permanence de nous opposer, car on travaille ensemble".

"Il faut bien quelqu'un qui mette un peu d'ordre" au PS, a-t-elle ajouté jugeant que le calendrier des primaires (clôture des candidatures en juillet, élection en octobre) "n'empêche" ni "ne favorise personne".

"Je ne dirais pas la machine à perdre est partie", a--t-elle assuré, commentant les propos du socialiste Jean-Christophe Cambadélis accusant Jean-Luc Mélenchon d'avoir fait "de la défaite du PS un choix stratégique", et critiquant la multiplication des candidats PS aux primaires.

"Tout mon travail est de faire en sorte que nous soyons capables de construire avec toute la gauche, une gauche qui soit à la fois solidaire et forte", a dit Mme Aubry.

"Je suis habituée : quand je suis arrivée (à la tête) au PS, il y avait la menace de (Olivier) Besancenot, le PS était mort, ensuite il y a eu la menace de (François) Bayrou le principal opposant, ensuite il y a eu (Daniel) Cohn-Bendit qui mangeait le Parti socialiste".

"Moi je ne suis pas sur les menaces, je suis pour le rassemblement d'une gauche solidaire et forte", a-t-elle lancé.